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Projet NECTAR - appui aux négociateurs africains de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques

Dernière mise-à-jour: 3 février 2010

Début de l'opération : 1er janvier 2009
Fin de l'opération : 31 décembre 2009
Lieu de l'opération : Québec [Canada - Québec]
Responsable de l'opération : CHAFIL, Rajae

Description

SOMMAIRE :

INTRODUCTION :

Le projet NECTAR (gociation Climat pour Toute l'Afrique Réussie) se veut une contribution à l'implication des États et gouvernements de la Francophonie, particulièrement africains, dans les négociations de la 15ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (Copenhague, 7 au 18 décembre 2009) et dans les diverses étapes onusiennes et africaines y menant (trois sessions ou réunions des Groupes de travail spéciaux et des organes subsidiaires à Bonn, et en Afrique, des ateliers, des panels d'experts de haut niveau, une Conférence des ministres africains de l'environnement  -"Prep-CoP" africaine- en vue de la CdP/RdP de Copenhague).

Il inclut la production de documents, la tenue de concertations et d'ateliers.

L'accompagnement des équipes de négociations africaines dans le processus menant à Copenhague comprend:

  • la production de six documents sectoriels (secteurs Bâtiment, Agriculture, Eau et assainissement; Énergie, Forêt, Transport) sur divers aspects juridiques, financiers, technologiques et scientifiques des négociations, mettant l'accent sur les travaux des deux groupes de travail spéciaux sur l'action concertée à long terme et sur le Protocole de Kyoto, et particulièrement sur l'adaptation et l'atténuation;
  • la restitution et l'enrichissement d'une première version des documents sectoriels par deux ateliers à Dakar et à Nairobi, regroupant une vingtaine de participants, à la fin du mois de juillet 2009;
  • la préparation et le suivi des négociateurs africains en vue de la CdP15 et RdP5 de Copenhague (Conférence Ministérielle Africaine de l’Environnement de Nairobi en mai 2009, réunions des organes subsidiaires de la CCNUCC et des groupes de travail spéciaux de Bonn (juin et août), réunion de Bangkok, réunions de l’Union Africaine à Addis Abeba) et plus spécifiquement :
    • analyse des points clés de la négociation dans le cadre des groupes de travail spéciaux AWG LCA et AWG KP (notes de décryptage) ;
    • préparation des réunions et éventuellement des événements parallèles ;
    • rédaction des éléments de dossiers de négociation ;
    • présentation et analyse des résultats des réunions de Bonn, Bangkok et Addis Abeba et la formulation des recommandations en vue des prochaines sessions de négociation.


L’IEPF assure la maîtrise d’ouvrage de l’ensemble du projet NECTAR en concertation bien sûr avec les bailleurs de fonds, voyant notamment au choix des prestataires des études sectorielles qualitatives et à leur synergie, aux demandes d’ajustements et de finalisation de textes aux prestataires, etc.

Le projet compte présentement sur un financement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), du Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes, de l’Agence française de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et du Programme de Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE). Des négociations sont initiées ou engagées pour inclure d’autres partenaires.

Partenaires

Partenaires techniques : Partenaires financiers :

Le contexte

De l’Initiative Climat et Développement de la Francophonie (ICDF) au projet Négociation Climat pour Toute l’Afrique Réussie (NECTAR)

Le cadre ou le régime défini par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques adoptée en 1992 au Sommet de Rio (ci-après désignée Convention Climat) et le Protocole de Kyoto adopté en 1997 n’est aujourd’hui plus suffisant car il ne permet ni une réelle intégration des questions centrales des pays en développement au processus de négociation ni leur implication marquée dans les actions de lutte contre le changement climatique. S’ils ne sont pas visés par les obligations de réduction de leurs émissions, ils ne bénéficient guère de transferts de technologies, des mécanismes financiers adoptés et des fonds destinés notamment à l’adaptation au changement climatique enclenché tant les apports financiers sont maigres et les procédures actuelles complexes.

Pourtant, les pays en développement sont à la fois les plus grandes victimes du changement climatique et ceux qui ont le plus de difficultés à s’y adapter :

  • Plus que les autres, ils sont victimes du changement climatique, à la fois par leur vulnérabilité (sècheresse, tempêtes tropicales…) et par leur difficulté à surmonter les conséquences des catastrophes qui surviennent. Leur secteur agricole est également davantage touché que celui des pays industrialisés ;
  • L’engagement dans un mode de développement moins émetteur de gaz à effet de serre est bien plus difficile pour ces pays que pour les autres et si leurs émissions sont encore faibles, leurs choix d’aujourd’hui conditionnent leurs émissions de demain ;
  • Ils sont en outre généralement plus dépendants d’un pétrole cher importé que les autres catégories de pays ;
  • Les actions retenues jusqu’à présent dans la négociation climat tendent à privilégier les grands programmes techniques et les mécanismes économiques en faisant un lien insuffisant avec les enjeux de développement durable des pays en développement.
Les pays en développement ne pourront pas surmonter ces obstacles seuls, sans être complètement intégrés à la nouvelle négociation. Cette intégration ne pourra se faire que si les pays en développement, notamment africains, sont capables de tenir une position ferme, liée à des propositions concrètes, argumentées et répondant à des besoins essentiels. Or, les rouages des processus de négociations sont complexes, et souvent peu maîtrisés par ces pays, qui se sentent alors en marge d’un jeu dont les règles leur échappent.
 
Conscient de cet enjeu, l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF), organe subsidiaire de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a engagé une mission de suivi de la Convention Climat et du Protocole de Kyoto et d’assistance aux pays francophones dont l’objectif principal est de former les responsables africains aux processus de négociations mais également d’aider les pays à se coordonner afin d’élaborer des propositions répondant à leurs attentes et leurs besoins de développement durable.

Une « Initiative Climat et Développement de la Francophonie (ICDF) » est née d’une première enquête auprès des négociateurs africains en marge de la 12e Conférence des Parties à la Convention Climat et de la 2e Réunion des Parties au Protocole de Kyoto tenues à Nairobi en 2006. Elle partait d’une question initiale simple : « Quels sont les enjeux de développement majeurs pour votre pays qui sont liés à la question du changement climatique ? » Les réponses, nombreuses, ont permis d’effectuer un premier repérage de ce que les pays africains considéraient comme de grands enjeux de développement et d’aborder les questions d’adaptation et d’atténuation prioritaires.

Un travail de compilation et de première analyse, présenté dans un premier rapport lors d’un atelier en 2007 à Paris, a souligné la nécessité d’un travail selon une approche sectorielle. Suite à cet atelier, six secteurs ont été définis comme prioritaires et choisis pour faire chacun l’objet d’une étude approfondie : Bâtiment et urbanisme, Agriculture, Eau et assainissement, Énergie, Transports, Forêt. Ces avancées ont été présentées lors des réunions des organes subsidiaires de la Convention Climat tenue à Bonn en mai 2007. Les thématiques fortes qu’il faudra relier aux différents instruments, qui seront débattus dans la perspective post-2012 de la seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto, ont ainsi pu être identifiées, complétées et approfondies.

Parallèlement, l’IEPF a mis en place à Québec une « École d’été des négociateurs » qui, au moyen de conférences, de débats et d’animations, vise à familiariser les négociateurs africains aux mécanismes des Conférences des Parties aux conventions onusiennes (CdP). Cette formation a en outre permis, en septembre 2007, de confirmer la nature des attentes des pays africains, notamment quant au lien fondamental qui doit exister entre la lutte contre le changement climatique, les Objectifs de Développement du Millénaire (ODM) et les stratégies nationales de développement durable.

Ces différents processus ont mis en évidence la nécessité absolue d’une coordination des pays africains qui partagent des intérêts communs, afin de peser dans les choix finaux.

L’ICDF a donc pris forme avec pour vocation principale de contribuer à placer la question du développement durable au cœur de la négociation climat sur le régime post-2012, grâce à six études sectorielles permettant essentiellement de produire ce qui suit, en mettant particulièrement l’accent sur les quatre composantes de la Feuille de route de Bali adoptée en décembre 2007 que sont Adaptation, Atténuation, Transferts technologiques et Mécanismes financiers : (1) un portrait des impacts des changements climatiques dans chacun des six secteurs précités en Afrique ; (2) considérant ces impacts, les priorités d’actions concrètes de développement durable à choisir ; (3) comment ces priorités peuvent être promues et prises en compte dans le régime climat post-2012.

Rapidement est apparu l’intérêt de partager avec d’autres communautés linguistiques l’Initiative initialement propre à la Francophonie. Une nouvelle formulation en a découlé, le projet NECTAR (gociation Climat pour Toute l'Afrique Réussie). Il s’adresse à tous les pays en développement africains.

Le public visé

Les négociateurs africains de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques, les spécialistes et décideurs sectoriels, les décideurs de haut niveau politique.

Les objectifs

Doter particulièrement les intervenants de l'Afrique d'outils facilitant leur compréhension des enjeux et
des processus de négociations et facilitant l'élaboration et l'application de leurs stratégies visant à faire prendre en compte leurs priorités de développement durable dans le cadre des instruments, mécanismes, protocole, fonds et autres dispositions du Régime climat post-2012.

Le contenu

  • réalisation de six études sectorielles qualitatives (études préliminaires);
  • production d'une synthèse des six études sectorielles et d'une proposition de dossier de négociation à l'usage des négociateurs de l'Afrique;
  • production de trois "notes de décryptage" (analyse des points clés de la négociation dans le cadre des groupes de travail spéciaux AWG LCA et AWG KP) ;
  • plus de 7 séances ou activités de concertation entre négociateurs, spécialistes ou ministres à l'occasion des divers événements onusiens et africains menant à la CdP 15 de Copenhague (trois sessions ou réunions des Groupes de travail spéciaux et des organes subsidiaires à Bonn, et en Afrique, des ateliers, des panels d'experts de haut niveau, une Conférence des ministres africains de l'environnement),
  • deux ateliers de restitution et d'enrichissement d'une première version des études sectorielles à
    Dakar et à Nairobi, regroupant une vingtaine de participants, à la fin du mois de juillet 2009,
  • un atelier préparatoire, deux "Side Event", une table ronde ministérielle et un kiosque à Copenhague.

 

ÉTUDES SECTORIELLES PRÉLIMINAIRES :

NOTES DE DÉCRYPTAGE "EN ROUTE VERS COPENHAGUE"  :

 

ATELIERS DE RESTITUTION ET D'ENRICHISSEMENT DES ÉTUDES SECTORIELLES PRÉLIMINAIRES D'ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES :

Reportage de la Radio Télévision Sénégalaise sur l'Atelier de restitution et d'enrichissement des études sectorielles préliminaires d'adaptation aux changements climatiques : agriculture, énergie, bâtiment. Dakar, Sénégal, 27-28 juillet 2009.

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