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Appui à l’innovation en faveur de la réduction des risques de catastrophes

Dernière mise-à-jour: 24 octobre 2019
Responsable du projet : NGO-SAMNICK, E. Lionelle

Début de l'opération : 1er novembre 2019
Fin de l'opération : 15 mars 2020
Lieu de l'opération : Ambanja et Maromiandra [Madagascar] et Pitoa [Cameroun] [FRANCOPHONIE]
Responsable de l'opération : NGO-SAMNICK, E. Lionelle

Description

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à travers son organe subsidiaire, l'Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), soutient la mise en œuvre de deux projets d'innovation frugale retenus dans le cadre du concours francophone intitulé  « Les innovations pour la prévention et la gestion des catastrophes naturelles ».

Lancé en 2018, ce concours organisé en deux étapes a permis de présélectionner dix  solutions pertinentes pour la prévention et la gestion des catastrophes. Lors de la phase finale de sélection ; le jury a retenu deux projets qui apportent des solutions techniques fiables et accessibles pour la prévention et la gestion des catastrophes naturelles. Les solutions frugales retenues sont testées en situation réelle par les deux associations partenaires (Malagasy Engineering Associates (MGEA) pour l'élaboration des modèles numériques d'inondations «outils de prédiction et d'aide à la prise de décision» à Madagascar et Synergie Eau Environnement (S2E) pour la réalisation d'un système de noues paysagères pour la lutte contre la désertification, les épidémies et les inondations dans l'arrondissement de Pitoa au Cameroun.

Le contexte

La recrudescence des phénomènes climatiques extrêmes conjuguée à des facteurs anthropiques de vulnérabilité - telles que les migrations vers les zones côtières, l'urbanisation en zones inondables ou encore la structuration socioéconomique des communautés défavorisées - conduisent à une augmentation du risque de catastrophes. Les phénomènes climatiques extrêmes auront ainsi causé 2 600 milliards de dollars de dégâts et 1,4 million de morts entre 1980 et 2012 (Banque mondiale, 2014).

Malgré les impacts de plus en plus importants qu'elles font peser sur les communautés humaines et leurs environnements à travers le globe, au Nord comme au Sud, les catastrophes naturelles sont encore trop souvent abordées uniquement sous les angles « de la prévision, de la préparation et du secours ». Or, elles nécessitent d'engager des changements structurels liés directement à l'organisation et au développement de nos modes de vie (Revet, 2014).  En effet, si la notion de vulnérabilité renvoie à des facteurs biophysiques comme la fréquence des aléas climatiques, la topographie, les conditions environnementales... elle a également une importante dimension socioéconomique liée à des éléments aussi variés que la croissance démographique, les revenus des ménages, l'accès à l'information, la capacité d'atténuation des effets des changements climatiques... Ce sont ces facteurs socioéconomiques qui viennent enraciner la vulnérabilité dans les fondements mêmes de nos sociétés.

Réduire cette vulnérabilité et les risques qu'elle engendre appelle à des stratégies dans lesquelles la capacité d'adaptation du système joue un rôle déterminant. L'action internationale et nationale doit donc davantage soutenir la résilience des populations les plus vulnérables.

Madagascar

Avec une population pauvre et majoritairement rurale, une exposition géographique élevée aux phénomènes climatiques, des infrastructures insuffisantes, un manque d'investissement dans la préparation, et des ressources limitées pour y faire face et se remettre des catastrophes naturelles, Madagascar est l'un des pays les plus vulnérables aux risques hydrométéorologiques. Madagascar est classé parmi les 10 premiers pays au monde en ce qui concerne l'indice de risque de mortalité dû aux cyclones. Manque de modèle de prédiction et de quantification des zones inondables les gens attendent aveuglement la montée de l'eau. De ce fait, ils ne peuvent pas prendre la bonne décision au bon moment causant ainsi plusieurs pertes matérielles, de nourriture, d'animaux domestiques et même en vies humaines.

Cameroun

Pitoa est un arrondissement du département de la Bénoué, région du Nord Cameroun, situé à environ 1030 Km de la capitale Yaoundé. Il est arrosé par la Bénoué et ses principaux affluents Mayos Kebbi, Lebri, Bangray et Badioum et est caractérisé par un climat soudano sahélien marqué par 2 saisons dont une saison sèche plus importante et une saison pluvieuse un peu plus courte avec 1000 mm de pluie par an.

Son climat et son relief plat font partie des facteurs à l'origine de certaines calamités dont la sècheresse accentuée du mois de mars à mai et des inondations marquées du début août à fin octobre. Ces dernières affectent 60 000 habitants sur une population globale d'environ 110 000 habitants que compte l'arrondissement. Des populations sont également touchées par les épidémies de choléra en saison sèche comme pluvieuse tous les 2 à 3 ans en moyenne. Si Pitoa est un cas isolé d'arrondissement affecté par ces catastrophes, une grande partie de la zone sahélienne du Cameroun et d'Afrique est également affectée.

Les objectifs

L'objectif global est de soutenir l'application de deux solutions expérimentales aux problèmes récurrents en situation de catastrophes qui présentent les défis pressants à partir d'angles multiples.

Les résultats attendus sont :

Pour Madagascar

  • Détermination des valeurs de l'intensité et du temps de retour des averses provoquant des inondations marquantes (2004, 2007, 2018)
  • Simulation d'une intempérie ou un cyclone qui provoque une inondation.
  • Etablissement de cartes de danger sur les zones à risque.
  • Détermination des endroits de refuge pour une réponse directe à une menace.
  • Prévention sur les dangers qui menacent la zone concernée.
  • Réduction des pertes humaines et matérielles dans les zones inondables du Sambirano à Ambanja et Ankatafa, région Nord et Fierenana à MaromiandraTulear, region Sud Ouest de Madagascar.

Pour le Cameroun

  • Plantation de 150 arbres permanents sur les noues et 100 autres sur le site pour créer un microclimat local
  • Infiltration d'environ 5 000 m3 d'eau d'inondation par an hors système (noues) pour la recharge de la nappe phréatique et les activités socio-économiques locales.
  • Absorption et production de 750 m3 d'eau potable par an, en assurant la consommation journalière en eau potable de 2500 personnes pendant 5 mois.
  • Réduction du taux de maladies hydriques notamment le choléra.

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