Lien vers le site internet de l'Organisation internationale de la Francophonie. Lien vers le site internet de l'Organisation internationale de la Francophonie. Lien vers le site internet de l'Organisation internationale de la Francophonie.

Accueil : Programmation : Programme

Programmation 2006-2009 Retour

Développer les pratiques de gestion durable des ressources naturelles et de l'énergie

Dernière mise-à-jour: 9 janvier 2006

Directeur adjoint chargé de la programmation: BONFILS, Sibi

Le bilan de l'impact des activités humaines sur l'environnement mondial est très pessimiste et a amène de plus en plus l'érosion de la diversité biologique.

De fait, ce sont les populations les plus démunies de la planète qui sont les plus dépendantes de leur milieu et qui sont donc les plus sensibles à la dégradation de l'environnement : c'est le cas notamment des populations africaines.

Chaque année, sur le continent africain, la déforestation affecte 5,2 millions d'hectares. Ce processus de dégradation, le plus élevé du monde, affecte de nombreux habitats et accentue l'érosion de la biodiversité qui, à son tour, amplifie la désertification et le cycle de la pauvreté. A l'échelle du continent africain, 25 % des terres sont soumises à l'érosion hydrique et 22,5 % à l'érosion éolienne. Le processus de désertification y affecte plus de 45 % des terres.

La situation est tout aussi catastrophique pour ce qui concerne les ressources en eau : si une personne sur quatre, dans le monde, n'a pas accès à l'eau potable, soit environ au total 1,5 milliard de personnes, il faut souligner qu'un tiers de ces personnes vivent en Afrique.

Enfin, en matière d'énergie, de nombreux pays de l'Afrique subsaharienne (dont un grand nombre de pays francophones) connaissent un taux de dépendance extrêmement élevé (de 80% à 90%) pour satisfaire leurs besoins, par rapport aux combustibles traditionnels, bois de feu, résidus agricoles.

Face à une telle situation, particulièrement préoccupante pour les pays les plus démunis, le Sommet du Millénaire a arrêté, parmi ses huit objectifs, deux objectifs qui concernent particulièrement la gestion rationnelle des ressources naturelles :

  • celui de mettre en oeuvre, dès 2005, des stratégies nationales de développement durable, afin de pouvoir inverser, d'ici 2015, la tendance à la dégradation des ressources écologiques ;
  • celui de réduire de moitié, au même horizon, la proportion des personnes privées d'accès à l'eau potable.

Il est donc primordial pour les pays membres de la Francophonie, conformément aux engagements qu'ils ont souscrits, d'élaborer et de mettre en oeuvre des politiques nationales de gestion durable des ressources naturelles et des écosystèmes et, en particulier pour les pays en développement, de mettre en place les conditions nécessaires à l'élargissement de l'accès de leurs populations à l'énergie et à l'eau potable.

Mais ces démarches nécessitent la levée de nombreux obstacles, notamment, économiques, institutionnels et technologiques. Elles nécessitent également le renforcement des capacités nationales pour inventorier les ressources, examiner leur situation et leur dynamique, analyser les causes de leur dégradation, élaborer les choix possibles pour arrêter et inverser ces dégradations et établir des cadres institutionnels et réglementaires, ainsi que des programmes d'action appropriés.

Conformément à la décision de ses chefs d'État et de gouvernement, la Francophonie accompagne les pays membres en développement dans leurs démarches. Elle le fera, conformément à sa vocation et à sa mission, en contribuant, de manière plus ciblée que par le passé, à l'appropriation des outils de gestion et d'évaluation des ressources naturelles et à la maîtrise de l'énergie, ainsi qu'au renforcement des capacités au service des politiques d'accès à l'énergie et à l'eau.

Le programme , conduit depuis 2002, s'attachera à redéployer de manière plus ciblée le projet «MOGED» (Maîtrise des outils de gestion et d'évaluation de l'environnement pour le développement), pour une appréhension transversale des problèmes environnementaux, à travers l'économie de l'environnement et l'évaluation des impacts environnementaux des programmes et des politiques. Il concernera essentiellement des cadres et des professionnels qui ont la responsabilité d'éclairer les décisions et les choix politiques appropriés. Ce redéploiement sera conduit à travers des actions ciblées visant la connaissance dynamique de la biodiversité, des ressources forestières et des ressources en eau, d'une part, et d’autre part l'évaluation des impacts et l'analyse des vulnérabilités liées à la désertification et aux changements climatiques. Si pour les vulnérabilités à la désertification et aux changements climatiques les actions s'adresseront à l'ensemble des pays, pour l'évaluation et la valorisation des ressources, le programme établira une échelle de priorités grâce à un meilleur ciblage en fonction des spécificités des écorégions de l'espace francophone. Ainsi, dans l'Océan Indien et pour les petits États insulaires, le programme sera déployé essentiellement pour la biodiversité. En Afrique centrale, il sera consacré aux ressources forestières et s'inscrira dans le cadre de l'initiative du Bassin du Congo. Pour les pays arides d'Afrique de l'Ouest et du Nord, le programme sera consacré essentiellement à l'évaluation et la valorisation des ressources en eau. C'est dans ce cadre que le partenariat avec l'AUF sera renforcé, à la faveur, notamment, de la création récente du réseau « Environnement et Développement Durable » à laquelle l'IEPF a été associé. Il en sera de même avec l'Université Senghor dont le département Environnement constituera un centre de ressources important pour la formation générale en économie des ressources naturelles.

De manière complémentaire, et en prolongement des activités menées lors du biennum 2004-2005, le programme s'attachera à contribuer à la « maîtrise des outils et des méthodes de gestion et d'utilisation rationnelle des ressources énergétiques », à travers notamment l'appui aux opérateurs institutionnels, agences spécialisées et collectivités territoriales. L'appui à ces dernières se fera d'autant plus largement dans le cadre d'un partenariat renforcé entre l'IEPF et l'AIMF.

Le programme consolidera les activités déjà conduites par l'OIF en matière «d'appui aux politiques nationales de l'énergie», avec un recentrage sur la mise en place de systèmes d'informations énergétiques dans trois pays d'Afrique de l'Ouest et la création, à terme, des conditions d'élargissement de la démarche, sur une base régionale, aux pays de l'UEMOA et de la CEMAC, en favorisant la coopération entre ces deux organisations. Cette mise en place sera conduite en partenariat avec l'UEMOA, la CEMAC, la Commission énergétique africaine (AFREC), l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et la FAO. Il effectuera le recentrage également avec la formation de cadres associés à l'élaboration de politiques énergétiques nationales, en économie et politique de l'énergie et avec le développement d'au moins un centre de compétences spécialisé en la matière. Pour cette dernière action et en concertation et complémentarité avec l'AUF, un centre régional spécialisé de cette dernière, entre autres, pourrait être mobilisé, après appel à propositions.

56, RUE SAINT-PIERRE - 3e étage - QUÉBEC G1K 4A1 CANADA TÉLÉPHONE 1 418 692 5727
TÉLÉCOPIE 1 418 692 5644 COURRIEL ifdd@francophonie.org
© Organisation internationale de la Francophonie.