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Chapitre 1 – La forêt dans tous ses états
P o i n t s d e r e p è r e
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produira à une vitesse incompatible avec la capacité de migration des arbres
et l’établissement de nouvelles forêts ne sera sans doute pas significatif sans
l’intervention humaine.
La surface forestière mondiale est de plus en plus représentée par des
plantations comme l’indique la figure 4. Cela tend à augmenter la superficie
classifiée comme forêt dans les bilans, mais plusieurs mettent en doute que
certains types de plantations, à haute artificialité, puissent encore conserver
l’essentiel des fonctions propres à une forêt même si elles répondent à la
définition de la FAO.
+ 54 %
depuis 1990
0
100
200
300
1990
2000
2005
2010
Source : FAO, 2010 (a)
Superficie (en millions d’hectares)
Figure 4 Évolution des superficies forestières
constituées de plantations depuis 1990
Au rang des pressions positives, la communauté internationale a reconnu
depuis les accords de Marrakech la pertinence des forêts dans la lutte aux
changements climatiques et à la Conférence de Bali, la possibilité d’accorder
une rémunération pour la bonne gestion des stocks forestiers par le méca-
nisme REDD+. Ce mécanisme permet d’espérer générer des incitatifs au
maintien et à l’augmentation des stocks de carbone forestier dans les zones
intertropicales. Si l’on ajoute à cela que les trois grandes conventions issues
de Rio permettent de prendre en considération les diverses valeurs des forêts
et que le Protocole de Nagoya encourage les liens entre les trois conventions,
on peut aussi penser que ces forces directrices permettront d’engendrer des
pressions positives capables tout au moins d’atténuer l’effet des pressions
négatives décrites précédemment. La figure 5 montre l’évolution des aires
protégées dans le monde depuis 1990.