Rapport national TIPEE – Cameroun 2011

Rapport national TIPEE – Cameroun 2011

Sommaire


Rapport national TIPEE – Cameroun 2011

Traitement de l’Information pour des Politiques Énergétiques favorisant l’Écodéveloppement (TIPEE)

(fichier PDF, 1.28 Mo)

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Face à un climat en pleine mutation et à une demande énergétique croissante, le Cameroun est en train d’accélérer le développement de ses ressources minérales, hydrauliques, pétrolières et gazières. Cependant, si des conditions appropriées ne sont pas déployées, cet effort pourrait être anéanti par des événements météorologiques extrêmes.


C?est la raison pour laquelle cette étude, réalisée à partir de revues documentaires et d’enquêtes multi-acteurs, propose les jalons d’une politique énergétique qui tient compte des événements climatiques extrêmes et des principes de l’écodéveloppement. Elle est basée sur le renseignement de vingt quatre (24) indicateurs répartis en sept catégories, c?est-à-dire les indicateurs environnementaux, sociaux, économiques, technologiques, civiques, de vulnérabilité et de résilience.


Le présent document constitue le premier rapport sur le Traitement de l’Information pour des Politiques Energétiques favorisant l’Ecodéveloppement du Cameroun. Il apparait au moment où le pays prépare la mise à jour de la Politique et du Plan Energétique National (PEN) après l’adoption du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) élaboré sur la base d’une vision de pays émergent à l’horizon 2035.


Ces indicateurs ouvrent le champ à l’ensemble des préoccupations qui doivent guider l’élaboration d’une politique énergétique pouvant favoriser l’écodéveloppement. Leur application au système énergétique camerounais a révélé qu?il existe plusieurs défis à relever. En effet, la production des énergies et leur transport sont essentiellement vulnérables aux risques climatiques puisque la plupart des centrales thermoélectriques et raffineries sont situées sur le littoral. La dépendance aux énergies conventionnelles est réelle et le fait que la part des capitaux extérieurs soit importante dans le secteurs électrique et celui des hydrocarbures fait que certaines décisions stratégiques sont prises hors du Cameroun et au détriment des intérêts nationaux.


La part des énergies renouvelables reste très faible dans le bilan énergétique, ce sous-secteur n?est pas reglémenté et les différentes formes de capital (financier, physique et technique) pouvant permettre de les mobiliser et de se protéger contre ces risques climatiques sont limitées. L?énergie n?est pas fiable, accessible par tous et socialement acceptable. Elle constitue ainsi un fardeau pour les ménages pauvres. La gouvernance et la participation publique citoyenne dans le secteur énergétique sont encore freinées par des obstacles administratifs, politiques, juridiques et socioculturels. Freiner la participation et la bonne gouvernance du secteur renforce le manque de synergie entre les acteurs, renforce la corruption et constitue un frein au développement des réseaux sociotechniques et à la mobilisation des financements nécessaires pour réduire progressivement le recours aux énergies conventionnelles.


Les faits sus-résumés et détaillés dans ce rapport suggèrent la nécessité d’une nouvelle réelle volonté politique pour expliciter la demande sociale, promouvoir simultanément et de manière cohérente la maîtrise de l’énergie en s?appuyant sur les possibilités qu?offrent l’informatique et les télécommunications (système énergétique intelligent) pour assurer un déploiement croissant des énergies renouvelables avec un moindre recours aux énergies conventionnelles.


Les nouvelles technologies peuvent permettre au consommateur de connaître sa consommation réelle d’énergie et donc d’agir sur sa consommation pour réduire sa facture. Par ailleurs, il est important d’améliorer les filières industrielles, les pratiques quotidiennes et la structure des coûts. La structure des coûts devrait intégrer le coût des dommages supportés par des agents économiques extérieurs au marché. Pour le moment, l’achat d’un kWh n?exprime aucune préférence en faveur de sa génération par l’hydraulique, le thermique au fioul lourd ou la turbine à gaz, etc. Il est recommandé :


    •  de réaliser une enquête sur la biomasse, une enquête sur les projets d’énergies renouvelables (solaires, micro et pico centrales etc.). Ces données n?ont pas été disponibles au cours de cette étude et constituent un facteur important à prendre en compte lorsque les choix seront faits. Les services déconcentrés du MINEE et de l’INS devront aussi être mobilisés pour obtenir les informations fiables;


    •  de renforcer les capacités des acteurs chargés de produire les données afin qu?ils puissent non seulement produire des informations de qualité mais aussi mettre en synergie les informations disponibles. Il s?agit notamment de l’Institut National de la Statistique (INS), l’Observatoire National du Climat (ONAC), Système d’Information Energétique (SIE-MINEE), Cellule de monitorat et de suivi écologique du MINEP, l’Observatoire National des Risques, Plate-forme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes, etc.;


    • de conduire l’Evaluation Environnementale Stratégique (EES) des différents secteurs énergétiques (hydrocarbures, hydroélectricité, etc.);


    • de mettre en place un système fonctionnel de veille stratégique et technologique pour visualiser l’évolution du Cameroun vers l’écodéveloppement;…





Auteur(s) : Madame Christiane Sidonie GOULEU

Monsieur Valerie NKUE

Monsieur Cyrille NGOUANA KENGNE

Monsieur Blaise BIGNOM


Conception et mise en oeuvre du projet, HELIO :

Supervision : Hélène Connor

Mise en oeuvre du projet, IEPF :

Supervision : Fatimata Dia Touré, Directrice,

Responsable du projet : Ibrahima Dabo, Spécialiste de programme, chargé du Projet « Élaboration des Politiques Énergétiques »,


Diffuseurs :
Publication : 201293 pages



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Publication : 2012