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l’ordre de 0,2 degré par décade devrait se continuer au minimum jusqu’en 2050, même si les
émissions mondiales étaient stabilisées à court terme. Les changements climatiques affecteront
non seulement les températures, mais aussi le régime des précipitations et de ce fait peuvent
exercer des pressions négatives et positives sur les forêts :
•
On observera des changements dans les conditions de maintien ou de résilience des
écosystèmes forestiers en particulier sous l’effet de sècheresses prolongées;
•
Des zones forestières verront leur superficie réduite par des catastrophes naturelles
induites par les modifications du climat (feux, chablis et insectes ravageurs) (Seppälä et
al, 2009);
•
Plusieurs zones productives pour l’agriculture seront en déficit de précipitations, ce qui
augmentera la demande pour des terres de remplacement essentiellement à partir des
forêts tropicales humides (De Marcilly, 2008)
•
La montée du niveau de la mer se traduit par une érosion accélérée des littoraux et
l’inondation de certains massifs forestiers;
•
Une demande accrue pour la bioénergie affectera les écosystèmes forestiers en
accentuant les pressions de déforestation pour l’agriculture ou de transformation des
forêts en lignicultures ou en plantations de palmiers à huile pour la production de
carburants. Ces plantations sont beaucoup moins propices que les forêts naturelles à la
biodiversité. La figure 17 montre que la superficie des plantations forestières mondiales
ne cesse d’augmenter.
Figure 17. Expansion des plantations forestières dans le monde
0
100
200
300
1990
2000
2005
2010
Source: FAO, 2010 (a)
Superficie
( en millions d'hectares)
+ 54 %
depuis 1990
•
Comme pression positive, on peut anticiper une demande accrue pour la séquestration
du carbone (Sources, Puits et Réservoirs) par des projets de reforestation, d’afforestation
ou de déforestation évitée et par de meilleures pratiques forestières visant à maximiser la
production durable de matériaux ligneux;