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permettra à la population de supporter les coûts indirects liés au classement REDD+ et de
garantir l’intégrité sociale du processus.
Les projets de crédits carbone seront par la suite lancés en associant des approches REDD + et
des actions de boisement/reboisement qui sont en accord avec les méthodes de production de
plantes africaines à valeur ajoutée. Les projets initiaux de compensation de carbone forestier de
BDA seront axés sur la création de VER (réductions volontaires des émissions) qui seront alors
vendus sur le marché volontaire ou directement à une organisation souhaitant compenser ses
émissions de gaz à effet de serre.
Pharmacopée africaine et recherche agronomique
Figure 10. Repiquage des plants de Gnetum sur différents substrats dans
une pépinière gérée par l’ICRAF au Bas-Congo. (
©
BDA 2010)
Le projet permet d’alimenter une documentation écrite sur la pharmacopée africaine qui est
encore aujourd’hui essentiellement orale contrairement à la pharmacopée chinoise, indienne ou
japonaise. Il contribue aussi à la recherche et au développement agronomique en permettant à
de nombreuses plantes à valeur ajoutée de se voir doter de modes opératoires standardisés
(MOS) de culture afin d’optimiser et de stabiliser la production végétale, d’en assurer la qualité et
la teneur en ingrédients actifs. Il contribue également à la protection de certaines espèces non
domestiquées qui sont en voie de disparition, car leur consommation répond aux besoins
nutraceutiques des populations locales, mais dont la cueillette ne se fait pas systématiquement
de façon responsable. Plusieurs MOS de culture ont commencé à être développés par les
étudiants du projet pilote.
La diversité des
botanicals
cultivés à travers le programme Plante Action, permet aussi aux
différents partenaires de BDA de contribuer à ces recherches où de valoriser celles déjà
existantes, comme celles initiées par l’ICRAF sur la domestication du
Gnetum
par exemple.