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Principes directeurs et options stratégiques
L’articulation de la stratégie avec les objectifs nationaux et internationaux de gestion durable des
ressources naturelles (reboisement, conservation de la diversité biologique, aménagement des
formations naturelles) est conduite selon les Principes directeurs et options stratégiques
suivants :
Principes directeurs
Le partenariat :
par le partenariat, il s’agit de mobiliser les ressources humaines, matérielles et
financières des structures et institutions étatiques, des collectivités locales et de la société civile.
Il s’agit de mettre en synergie l’ensemble des ressources et des acteurs intéressés par la lutte
contre la sécheresse et la désertification et la préservation de l’environnement.
La responsabilisation et la participation :
par ce biais, les conditions d’une appropriation et
d’une prise en charge des activités par les communautés de base et les collectivités locales sont
créées. Pour ce faire, l’approche participative et communautaire est utilisée comme moyen
d’action.
L’articulation avec les stratégies de lutte contre la pauvreté :
La Grande Muraille Verte se
met en œuvre, dans une perspective de conservation des ressources naturelles, la valorisation
des ressources naturelles. Il s’agit d’identifier les activités génératrices de revenus, et de favoriser
un cadre de promotion d’emplois ruraux.
La gestion de la Qualité :
La Gouvernance environnementale de la Grande Muraille Verte
s’appuie sur le principe de la gestion
de la qualité totale. Les résultats d’échanges d’expériences
entre les différents pays sur les « best practices » vont également être fortement valorisés.
Au Sénégal, le programme a commencé à prendre en compte la reproductibilité des technologies
qu’ils vulgarisent, d’autant plus que le constat fait ressortir que les technologies vulgarisées par
les projets ne se développent pas sans eux et disparaissent après eux. À partir de ce moment, il
est essentiel de mettre l’accent sur des activités simples, maîtrisables par les communautés et
qui s’auto-diffusent facilement. Ces technologies doivent être :
simples, c’est-à-dire d’apprentissage rapide et de reproductibilité facile;
peu coûteuses financièrement;
praticables individuellement ou collectivement par les différents bénéficiaires selon un
calendrier décidé par eux-mêmes;
efficaces, c’est à dire donnant des résultats appréciés.
La mise en pratique des différentes technologies est conduite dans un contexte de sécurisation
foncière.
Tout ce processus va aboutir à une création de label qui va faciliter la reproductibilité
dans d’autres zones confrontées à des problèmes de dégradation des terres.