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•
mobiliser, par ce biais, les ressources nécessaires au financement d’un programme de
recherche universitaire de pointe dans le domaine de la gestion du C forestier (REDD+)
en zone tropicale, servant d’exemplarité dans les marchés du C en effervescence;
•
favoriser le renforcement des capacités (
empowerment
) locales, c’est-à-dire permettre
aux communautés vivant sur les territoires où se fait l’expérimentation de prendre part
activement à la mise en place et assurer le maintien et la gestion de projets de gestion du
C forestier et agroforestier, tout en bénéficiant des retombées multiples de tels projets qui
feront l’objet de recherches scientifiques transdisciplinaires (sciences forestières et
botaniques, sciences sociales, sciences économiques, gestion, etc.);
•
créer un réseau international francophone d’échanges et de coopération multilatérale
favorisant la création de projets de développement durable, incluant les activités REDD+
comme moyen d’adaptation et de lutte contre les changements climatiques.
Le principal objet du projet Carbone tropical est d’organiser et de réaliser le transfert vers des
universités du Sud (Afrique, Caraïbes, Asie du Sud-Est) membres de l’Agence universitaire de la
Francophonie (AUF) et d’adapter aux contextes locaux, certains des savoirs et savoir-faire
développés par l’UQAC dans le cadre du projet Carbone boréal et transposables dans des PMA.
En réalisant ce transfert, il est postulé que pourront se mettre en place, dans des pays du Sud,
des partenariats et des projets forestiers et agroforestiers de développement durable qui serviront
le double objectif de l’acquisition de connaissances et d’amélioration du sort des communautés
dans lesquelles ces projets seront implantés. Le choix des unités de recherche retenues dans le
projet Carbone tropical sera influencé de manière prépondérante par la capacité des chercheurs
et acteurs-clés locaux à identifier des projets impliquant des communautés locales et à démontrer
qu’ils peuvent s’assurer leur coopération et le partage des bénéfices.
Les savoirs et savoir-faire acquis du projet Carbone boréal et qui pourraient bénéficier à sa
contrepartie tropicale sont nombreux. Ils touchent divers principes et règles de gouvernance
locale, dont certains peuvent s’avérer utiles à tout projet. Citons les plus éloquents :
•
l’intime connaissance des enjeux et contraintes socio-économiques et politiques locaux et
des écosystèmes particuliers est indispensable à l’établissement de projets de gestion du
C forestier et agroforestier;
•
la participation des populations locales et des instances décisionnelles sont essentielles à
la durabilité et la crédibilité des projets;
•
le cadre institutionnel de la recherche universitaire et de gestionnaires locaux peut
permettre de soutenir des initiatives de gestion du C des communautés ou
d’organisations locales, en y apportant une caution scientifique et technique qui rassure
les investisseurs tout en aidant à la capacitation des acteurs et citoyens;
•
l’utilisation d’approches méthodologiques spécifiques et reconnues est incontournable,
d’où la contribution essentielle des universitaires et gestionnaires locaux à la mise en
place d’activités de gestion du C, ces acteurs détenant une connaissance intime des
écosystèmes faisant l’objet de projets de gestion du C;