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crée que des perdants. De là, la nécessité pour les partenaires de maintenir le cap sur l’utilisation
rigoureuse d’un processus classique de résolution de problèmes.
Phase 1 :
Dresser un inventaire des enjeux communs d’un projet partagé et en établir une liste
par priorité
La logique de l’action conduit habituellement les partenaires à identifier dès leurs premières
rencontres les enjeux communs constituant leur projet partagé. Nous vous suggérons une façon
de procéder à cet inventaire des enjeux communs. Concrètement, chaque partenaire est d’abord
invité par un gardien de processus, s’inspirant de la technique du remue-méninges
(brainstorming), à écrire individuellement ses enjeux et/ou ceux du groupe de partenaires qu’il
représente. Cette technique s’avère très utile puisqu’elle crée des conditions agréables et un
climat de confiance afin de produire plusieurs idées qui entraîneront à leur tour d’autres idées, au
moment de leur présentation et de leur clarification. Puis, lors de tours de table successifs, les
partenaires épuisent leur liste d’enjeux. Une personne exerce le rôle de mémoire du groupe en
notant et numérotant les enjeux, au fur et à mesure, en employant un support visuel favorisant un
aperçu d’ensemble de tous les enjeux. Le nombre d’enjeux varie avec l’ampleur et la complexité
du projet.
Par la suite, les partenaires valident la pertinence de chacun des enjeux et établissent, selon un
ordre de priorité, les enjeux perçus et valorisés comme étant communs qu’ils vont aborder. Pour
éviter que des enjeux de partenaires possédant plus de pouvoir sur le projet partagé se
retrouvent parmi les premiers à être travaillés, nous invitons les partenaires à utiliser une grille de
compatibilité entre les rangs attribués à chacun des enjeux (ex. enjeu 1, enjeu 2, etc.) et des
critères objectifs permettant de conférer ces rangs (ex. il est plus logique de commencer par cet
enjeu que par un autre, il est plus facile de travailler cet enjeu pour débuter notre projet, cet enjeu
aura plus d’impact immédiat sur les actions de changement à entreprendre, etc.).
Phase 2
: Partager les intérêts communs à satisfaire et divergents à harmoniser en lien avec les
enjeux communs
L’inventaire des intérêts est un exercice de transparence où les partenaires ont l’opportunité
d’exprimer clairement les intérêts qu’ils veulent satisfaire, les objectifs qu’ils poursuivent et les
préoccupations qui les habitent face aux enjeux communs d’un projet partagé. Cet exercice de
communication ouverte amène les partenaires à s’écouter mutuellement, à prendre en
considération leurs perceptions et constater, la plupart du temps, qu’ils ont plus d’intérêts
communs que divergents dans la poursuite des enjeux communs de leur projet partagé. Un
intérêt constitue un moteur silencieux de l’action qu’il faut partager pour recueillir des idées qui,
autrement, demeureraient non dites. La connaissance, dès le début, des intérêts de chacun des
partenaires ouvre la voie à la recherche de solutions novatrices et originales susceptibles de leur
procurer un bénéfice mutuel puisqu’elles satisfont les intérêts de départ.