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Annexe 2. Recommandations pratiques à la Francophonie
1- Insister pour revoir la définition de la FAO de manière à y inclure les agroforêts et les
systèmes agro-sylvo-pastoraux;
2- Collaborer à l’établissement de statistiques mondiales sur les services écosystémiques
de toute nature rendus par les forêts;
3- Militer pour la reconnaissance et la rémunération des services écosystémiques liés au
maintien des fonctions des forêts;
4- Déterminer, avec ses États membres, des stratégies pour la réhabilitation des forêts
dégradées;
5- Recenser et reconnaître la diversité des cultures issues de la forêt;
6- Promouvoir l’usage du bois tiré de forêts certifiées comme matériel renouvelable, à faible
empreinte carbonique permettant de produire des biens durables, de favoriser
l’innovation et de séquestrer des quantités quantifiables de dioxyde de carbone tout au
long de la durée de vie de ces biens;
7- Promouvoir des plantations d’arbres à croissance rapide à proximité des marchés,
particulièrement des villes où le bois de feu est utilisé comme source d’énergie;
8- Promouvoir une utilisation plus efficace du bois de feu et des techniques alternatives;
9- Promouvoir les cultures à haute valeur ajoutée dans les systèmes agroforestiers et
favoriser la certification de ces produits;
10- Promouvoir l’utilisation du bois dans tous les bâtiments, dans les pays où le bois est
encore disponible en particulier en forêt et dans sa périphérie, et dans les bâtiments
publics à titre démonstratif;
11- Promouvoir les chaînes d’utilisation du bois conservant le plus longtemps le carbone
capté lors de la croissance en forêt (bois d’œuvre ou d’ameublement, si possible
réutilisable sinon, sous-cyclage ou recyclage, bois-énergie…);
12- Valoriser les filières de substitution des carburants fossiles par des résidus forestiers ou
des lignocarburants produits de façon durable pour le marché du carbone ;
13- Promouvoir la recherche, la formation (en particulier des acteurs locaux), les inventaires,
les enquêtes et les opérations de sensibilisation et de contrôle pour mieux gérer
durablement la forêt, mieux valoriser ses services et réduire les pressions négatives
exercées par les autres activités humaines;
14- Promouvoir la recherche et les enquêtes sociologiques pour identifier les acteurs en jeu,
leurs perceptions des usages de la forêt et de leurs valeurs et construire les outils de
dialogue;
15- Soutenir la création de plates-formes de coopération nord-sud et sud-sud en particulier
sur la capacité d’évaluation des dossiers climat/carbone et services éco-socio-
systémiques ;
16- À tous les niveaux pertinents (pays, régions, localités), soutenir le financement et
l’encadrement de plans d’aménagements forestiers par massifs forestiers en concertation
avec les communautés locales en déterminant des zonages d’objectifs prioritaires de
gestion ou d’usages, tout en veillant à maintenir un maximum de multi-fonctionnalités;
17- Encourager le développement du suivi des écosystèmes forestiers par télédétection et
mesure satellitaire ;
18- S’assurer de la mise en œuvre et du suivi fiable d’indicateurs robustes des stratégies,
plans et programmes, en particulier pour identifier les impacts positifs du rôle de
l’économie verte liée à la forêt sur l’environnement et sur la lutte contre la pauvreté;
19- Inciter les centres de recherche à établir des ponts multidisciplinaires permettant de saisir
dans leur globalité les enjeux liés à la forêt et à l’économie verte;
20- Instituer un processus d’évaluation environnementale stratégique des politiques
forestières avec fixation d’objectifs et reddition de comptes.