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Chapitre 3 – Résultats
P o i n t s d e r e p è r e
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Encore une fois, les États membres de la Francophonie montrent une
grande disparité dans le coefficient de Gini. On peut toutefois noter qu’aux
extrémités du spectre, seul le Luxembourg se classe dans les dix meilleurs,
alors que les Seychelles, les Comores, la République Centrafricaine et Haïti
sont parmi les dix pays les plus inégalitaires. Il est probable toutefois que
l’application d’un indicateur comme le coefficient de Gini dans un petit pays
au PIB très élevé comme le Luxembourg montre la limite de sensibilité de cet
indicateur pour qualifier le développement durable.
Indicateur 7 - Pourcentage d’aires protégées
En ce qui concerne la dimension écologique du développement durable,
la proportion de la superficie d’un pays qui fait l’objet d’un statut d’aire pro-
tégée est censée refléter son potentiel de conservation de la biodiversité.
Jusqu’en 2010, l’UICN préconisait la protection d’une proportion égale ou
supérieure à 12 % du territoire de chaque pays alors qu’avec le protocole de
Nagoya en 2011, l’objectif a été porté à 17 %. Cet indicateur ne tient toutefois
pas compte de l’efficacité des mesures de protection mises en place en termes
de résultats. Le tableau 8 nous montre les superficies d’aires protégées pour
chaque État membre de la Francophonie. La figure 5 montre la proportion
des États de la Francophonie selon le pourcentage de leur territoire qui est
protégé. On peut y constater que la majorité des pays de la Francophonie n’a
pas atteint le 12 % d’aires protégées. Toutefois, certains États comme la Côte
d’Ivoire dépassent déjà les objectifs de Nagoya. L’état de dégradation des
zones protégées dans ce pays (comme c’est le cas dans bien des États) montre
toutefois la limite de cet indicateur pour qualifier le développement durable.