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GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – ROFIL NATIONAL – MAROC
FICHES SYNTHÈSE SUR LA GOUVERNANCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LES ÉTATS
ET GOUVERNEMENTS MEMBRES DE LA FRANCOPHONIE
À titre d’exemple, une stratégie nationale sur le climat est en cours d’élaboration. Elle vise
notamment à :
• Mettre en place un cadre de gouvernance qui puisse mobiliser les différents acteurs de
façon efficace, aussi bien dans les phases de sensibilisation que dans celles de réponse
(planification, mise en œuvre et évaluation) ;
• Avoir une visibilité claire sur le coût des impacts potentiels et des mécanismes de réponse
à mettre en place (adaptation et atténuation) ;
• Permettre un renforcement des capacités transversale et continue, fondé sur l’utilisation
de nouvelles méthodes et approches visant la prise en compte des changements climati-
ques dans la prise de décision.
Un plan national de lutte contre le réchauffement climatique a été élaboré et des plans territo-
riaux de lutte contre le réchauffement climatique sont en cours d’élaboration.
2.5 Plan de gestion des catastrophes et sinistres
En février 2011, avec l’appui de la Banque mondiale (BM) et de la Coopération suisse, le
Maroc a entrepris l’élaboration d’une « stratégie nationale intégrée de prévention, de gestion et
de couverture financière des risques liés aux catastrophes naturelles, des risques agricoles et les
risques associés à la volatilité des prix. (Yabiladi.com, 2011).
La méthode « Climate Proofing For Development », développée par la GIZ en tant qu’appro-
che qualitative visant la prise en considération des risques liés au réchauffement climatique a
été mise à profit pour accompagner la mise en œuvre de l’INDH et garantir la durabilité de ses
projets de développement.
2.6 Mobilisation des ressources locales dans la mise en œuvre de la SNDD
L’engagement politique du Maroc en faveur du développement durable s’est concrétisé au
début des années 1990 par le lancement des programmes d’alimentation en eau potable en
milieu rural (PAGER), d’électrification rurale (PERG) et des routes rurales (PNRR).
Les programmes PAGER et PERG ont contribué respectivement à faire passer les taux d’ali-
mentation en eau potable rural de 14% en 1995 à 86% en 2009 et le taux d’électrification
rural est passé de 16% en 1995 à 96% en 2009 avec une électrification par énergie renouvela-
ble de plus de 60 000 ménages à ce jour. Dans ce sens, les objectifs du millénaire en termes
d’accès à l’eau et à l’énergie, seraient largement dépassés.
Dans le secteur de l’eau et de l’agriculture, des mesures importantes ont été adoptées pour sou-
lager le monde paysan des pressions exercées par les sécheresses répétées. Un important effort a
été consenti pour renforcer la mobilisation de l’eau et la concertation autour de sous utilisation.
La Loi n° 10-95 sur l’eau, la mise en place du Conseil Supérieur de l’Eau et du Climat et des
Agences de bassins hydrauliques ont permis une importante amélioration du dispositif de gou-
vernance du secteur de l’eau. L’adoption récente du Plan Maroc Vert, avec l’objectif d’exten-
sion de l’irrigation localisée, représente une étape essentielle dans la rationalisation de l’usage
des ressources en eau.
Dans le domaine de la lutte contre la pauvreté en milieu urbain, l’engagement en faveur du
développement durable, s’est traduit dans la politique d’habitat social et de lutte contre l’habi-
tat insalubre, le programme national d’assainissement liquide, le programme national des
déchets ménagers et assimilés. Plus récemment, le Maroc s’est engagé dans la promotion des
énergies renouvelable (Plan National des Énergies Renouvelables) et la création d’institutions
pour sa mise en œuvre, dans le cadre d’une vaste coopération à l’échelle de la Méditerranée.