Page 5 - Forets_et_humains_Etude_complete_Chap_01

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Résumé
Selon le dictionnaire de l’environnement et du développement durable
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, «
l’économie verte
recouvre l’ensemble des activités économiques liées directement ou indirectement à la protection
de l’environnement. L’économie verte recouvre ainsi la gestion des ressources rares, les énergies
renouvelables, le changement climatique, la prévention des risques, ou encore la gestion des
déchets »
. Pour le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), il s’agit d’«
une
économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale, tout en
réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources. »
La
différence n’est pas anodine, la première définition traitant du sujet de l’économie verte, la
deuxième de sa fonction. C’est toutefois la première définition, celle de l’activité économique
portant sur les questions environnementales qui est le plus souvent trouvée dans ses diverses
déclinaisons. L’élargissement de perspective du PNUE est intéressant ici puisqu’il met l’économie
au service du développement durable, avec ses impératifs sociaux environnementaux et
éthiques.
C’est dans cette deuxième acception de l’économie verte que la forêt prend racine. En effet, les
forêts fournissent un ensemble de services environnementaux qui entraînent une amélioration du
bien-être humain tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux. Reste
la dimension de l’équité sociale, pour laquelle la forêt n’a naturellement pas de rôle et pour
laquelle il faut que les termes de l’échange économique soient rééquilibrés si l’on veut satisfaire à
la définition du PNUE. Ce rééquilibrage ne peut être fait que par une intervention délibérée
reconnaissant la valeur des services divers générés par des forêts en bonne santé et rémunérant
ceux qui en assurent la conservation. Il appelle donc à une réforme des relations économiques
traditionnelles entre les consommateurs et bénéficiaires des services écosystémiques générés
par les forêts et ceux qui, vivant à proximité, doivent agir de manière à les préserver.
Il s’agit donc de voir ici comment une économie qui se veut verte peut contribuer à la réduction de
la pauvreté. Il existe en effet un lien proche entre la pauvreté et la dépendance aux écosystèmes
forestiers dans le monde actuel. Les auteurs des différents chapitres nous donnent des pistes
pour contribuer à l’atteinte de cet objectif et nous mettent aussi en garde contre les pièges qui s’y
cachent.
Ce chapitre se divise en deux parties. La première présente une analyse sur les forces directrices
qui résultent de l’évolution de l’humanité et de sa relation avec les forêts et fait état des pressions
qui s’exercent sur les forêts du monde. La seconde porte un regard sur la définition d’une forêt en
tenant compte de différents paramètres dont ses fonctions écologiques. Elle décrit enfin et
classifie les services que la forêt rend à l’humanité.
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Source :
(consulté le 22 avril
2012).