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des stocks de carbone forestier, l’aménagement durable des forêts et l’augmentation des stocks
de carbone forestier (REDD+). En effet, même si l’on présume que le maintien et la bonne
gestion des stocks de carbone forestier peuvent jouer un rôle significatif dans la lutte aux
changements climatiques, les pressions demeurent fortes sur les forêts tropicales, surtout dans
les pays en développement. La CCNUCC a développé le REDD+ comme mécanisme pour
atténuer ce problème en récompensant des activités forestières qui diminuent les émissions de
CO
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et favorisent sa captation. Le REDD+ peut amener des bénéfices sur plusieurs plans, pour le
climat, pour les gens et pour l’environnement. Par exemple, la réduction de la déforestation et de
la dégradation des forêts peut favoriser la biodiversité des massifs forestiers et contribuer au
maintien des services écosystémiques. Mais il y a aussi des risques au REDD+ qu’il convient
d’éviter. Par exemple, des plantations d’espèces exotiques visant à augmenter les stocks de
carbone pourraient avoir des effets pernicieux sur la biodiversité locale.
Plusieurs pays en voie de développement se préparent à mettre en œuvre le REDD+ et se sont
fixé des objectifs pour des bénéfices multiples. Pour y arriver, ils devront intégrer à leur
planification l’identification d’options préférables en rapport avec leur contexte national spécifique,
leurs priorités et leurs besoins. Des analyses spatiales et la cartographie des risques et bénéfices
escomptés du REDD+ peuvent les aider à prendre des décisions sur l’opportunité de faire
certains projets. Les auteurs ont effectué une telle analyse pour explorer les bénéfices ancillaires
pour la biodiversité de projets REDD+ et en présentent ici les bénéfices pour la République
démocratique du Congo.
Les résultats confirment qu’il existe un fort potentiel de bénéfices pour la biodiversité associés à
la mise en œuvre de projets de REDD+ dans ce pays. En effet, les régions qui contiennent les
plus forts stocks de carbone se superposent à l’aire de répartition de trois espèces de grands
primates ainsi qu’avec d’importantes zones d’intérêt pour les oiseaux sauvages. Les aires
protégées de RDC peuvent ainsi contribuer à maintenir à la fois les stocks de carbone biogénique
et des éléments uniques de la biodiversité du pays. Cependant, leur contribution réelle dépend de
la façon dont on pourra réduire les pressions anthropiques comme la déforestation dans ces
mêmes zones (voir l’article de Carlos de Wasseige au chapitre 5).
La cartographie des pertes récentes de couvert forestier identifie les zones où la déforestation est
la plus susceptible de se produire dans un proche avenir. Ce sont aussi les zones dans lesquelles
il serait le plus urgent d’entamer des projets de REDD+. Ce type d’analyse spatiale peut être utile
à plusieurs égards pour s’assurer que la mise en œuvre du REDD+ entraîne de multiples
bénéfices. On peut par exemple l’utiliser dans le développement de politiques sociales et
environnementales à l’échelle nationale, en éclairant les analyses coûts-bénéfices du REDD+ ou
simplement en s’en servant pour la communication de la portée des bénéfices multiples du
REDD+. Ces analyses pourront être raffinées lorsque de meilleures données sur les stocks de
carbone dans la biomasse et sur les services écosystémiques seront disponibles.