3-15
Chaque année, les services écologiques des forêts, contribuent pour des milliards de dollars aux
économies. Dans certains pays, le secteur forestier contribue à environ 10-30% du PIB (par
exemple la Finlande).
Les statistiques établissent que 4 milliards d’hectares de forêts se trouvent sur la planète
couvrant ainsi 31 % de la superficie totale émergée soit environ 0,6 hectare par personne. Par
ailleurs, plus de la moitié de ces forêts se trouvent au Brésil, au Canada, en Chine, aux États-
Unis d’Amérique et dans la Fédération de Russie.
Selon CIFOR (2008), globalement, le rythme de disparition de ces forêts est stupéfiant – 130
mille km
2
ont disparu chaque année entre 2000 et 2010 (soit l’équivalent de la superficie de la
Grèce ou à 2 fois celle du Sri Lanka par an)
(CIFOR, 2008). Certes, par rapport aux 160 000 km
2
perdus chaque année dans les années 1990, cela peut sembler être une amélioration, mais il
n’en reste pas moins que la perte continue d’être considérable.
Par ailleurs, on note que les efforts de plantation d’arbres à grande échelle contribuent à enrayer
la perte de superficie boisée. Le reboisement et l’expansion naturelle des forêts, dans certains
pays, ont aidé à réduire la perte globale nette de superficie mondiale des forêts, mais pas la perte
de certains avantages; en vérité, les forêts et les arbres plantés correspondent selon les
estimations à 7 % de la superficie forestière totale, soit 264 millions d’hectares. En plus, leur
diversité biologique ainsi que l’éventail des bénéfices tirés sont nettement inférieurs à ceux des
formations naturelles non perturbées par l’Homme.
Les recommandations pour renforcer l’adaptation dans les politiques sur les changements
climatiques sont de plus en plus nombreuses. À titre d’exemple, des auteurs signalent que les
besoins d’adaptation sont perçus au niveau local et les politiques doivent donc être conçues de
manière à appuyer la capacité des communautés à gérer les ressources locales à des fins
d’adaptation (Phelps, J. et al. 2010). Pour ces auteurs, il serait donc essentiel de maintenir les forêts
en l’état, si celles-ci doivent être utilisées par les communautés, pour leurs mesures d’adaptation,
car les politiques rendant les utilisations non forestières des terres plus rémunératrices que les
activités forestières ou les services environnementaux ne feront qu’intensifier les pressions
poussant au déboisement et réduire les capacités d’adaptation dérivées des forêts.
Au nombre des défis et questions émergentes, on note que la foresterie et les forêts suscitent un
regain d’intérêt dans les débats internationaux en raison de leur rôle potentiel dans l’atténuation
des changements climatiques. La FAO confirme cela et précise qu’il n’en devient que plus urgent
pour les gouvernements de mettre en place dans le secteur forestier des réformes favorables aux
pauvres, susceptibles de protéger et d’améliorer les avantages que les forêts apportent à leurs
moyens d’existence.