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(Éco)tourisme
Les écosystèmes forestiers jouent un rôle de premier ordre dans le développement du tourisme
notamment celui dit de nature. Ce secteur contribue à la réduction de la pauvreté (Sharpelley et
Naidoo, 2010; Spenceley et Meyer, 2012) et se comptabilise parmi les secteurs les plus
importants de l’économie des PEID. Vu à la fois comme un pilier économique et un moyen de
conservation de la biodiversité, le tourisme devient de plus en plus le principal secteur
économique viable lorsque les autres composantes de l’économie sont mises à mal (Sheyvens et
Momsen, 2008). Cette tendance pourrait avoir des conséquences non désirées sur les
écosystèmes naturels, car elle crée une pression due à l’afflux massif de touristes à travers le
développement des infrastructures touristiques souvent en bord de mer et qui contribue à la
dégradation des forêts côtières et des mangroves.
5- Vulnérabilités des PEID
Tous les PEID sont soumis aux mêmes risques et probablement aux mêmes conséquences. Les
vulnérabilités de ces états viennent de leur sensibilité aux changements climatiques et leurs
conséquences. À cet égard, Julca et Paddison (2010) estiment que les effets des catastrophes
naturelles vont renforcer cette vulnérabilité qui exacerberait l’effet combiné de l’isolement et du
manque de diversification économique. L’intensité du désastre s’accentue à chaque catastrophe.
Au-delà de la nature du risque, son intensité, la concentration de l’économie, une population plus
dense et une forte concentration des infrastructures aggravent cet état de fait.
Par ailleurs, les catastrophes appréhendées, fortement liées aux vulnérabilités
environnementales, pourraient avoir des conséquences néfastes sur les écosystèmes forestiers.
Parmi les principales vulnérabilités auxquelles font face ces états, on retrouve :
−
Vulnérabilités géologiques (volcans, séismes et les tsunamis);
−
Vulnérabilités météorologiques (ouragans, cyclones et tempêtes);
−
Vulnérabilité climatique (température et niveau de la mer).
6- Recommandations
On peut constater le rôle important des écosystèmes forestiers dans les PEID, notamment aux
niveaux socio-économique et environnemental.
Leur gestion impose d’avoir des plans d’aménagement et des stratégies de conservation afin de
hiérarchiser les actions, selon les îles, les priorités et d’encourager, à l’échelle de chaque PEID,
la mise en place de politiques globales de conservation de la diversité biologique à long terme.
Ces stratégies pourraient ensuite être déclinées en moyens et en actions dans chacun des états
insulaires.