3-57
1- Estimation des valeurs d’usage direct
L’usage le plus direct des ressources du PNI est celui exercé par les populations locales en
matière de pêche, de chasse et de cueillette. Une étude de terrain de 4 mois a été réalisée pour
estimer les quantités de ressources prélevées au nord du PNI par les populations. Ce suivi
exhaustif des campements situés entre la station d’Ipassa et les chutes de Kongou (Figure 12) a
ensuite été extrapolé à l’ensemble de l’année et pour l’ensemble des campements.
L’évaluation monétaire de ces ressources s’est faite sur la base des prix déclarés par les
collecteurs, en les croisant avec les prix actuellement établis sur les marchés de Makokou.
Le bénéfice brut annuel tiré de ces activités dans le PNI avoisine les 91 500 000 F.CFA
Figure 12. Les chutes de Kongou (source : Lescuyer)
Une autre forme d’utilisation directe de l’espace du PNI est l’exploitation forestière. L’estimation
de ces prélèvements se fonde sur les pratiques observées dans la zone avant le classement du
PNI. Ces données ont permis d’estimer les zones forestières potentiellement exploitables (en
distinguant les zones riches en okoumé [
Aucoumea klaineana
] des zones riches en « bois
divers »), et les intensités d’exploitation. Les valeurs des bois rendus-usine ont été évaluées sur
la base de l’analyse économique du Programme Sectoriel Forêt-Environnement.
Le bénéfice brut annuel attendu de l’exploitation forestière a ainsi pu être évalué entre
3 265 000 000 F.CFA et 1 849 000 F.CFA.
Enfin, une dernière forme d’usage direct a été évaluée : l’éco-tourisme. Cette estimation s’est
fondée sur les chiffres de fréquentation des chutes de Kongou et du baï de Langoué que l’on a
extrapolés à partir d’entretiens avec des professionnels du tourisme au Gabon.
Le bénéfice brut annuel attendu de cette activité démarre à 52 000 000 F.CFA en première année
pour atteindre 306 000 000 F.CFA à l’horizon de dix ans.