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3.5 Forest biodiversity: exploring benefits and risks from
REDD+ in the Democratic Republic of the Congo
Monika BERTZKY
1
, Corinna RAVILIOUS
1
, Barney DICKSON
1
, Lera MILES
1
, Valerie KAPOS
1
,
Matea OSTI, Christophe MUSAMPA KAMUNGANDU
2
, Landing MANE
3
, Patrick LOLA AMANI
3
1
UNEP World Conservation Monitoring Centre, 219 Huntingdon Road, Cambridge, CB3 0DL, UK.
Contact :
Monika.Bertzky@unep-wcmc.org
2
République Démocratique du Congo, Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature
et Tourisme, Direction des Inventaires et Aménagement Forestiers (DIAF), Building Forescom 4e
Etage Kinshasa/Gombe, DRC.
3
Observatoire Satellital des Forêts d’Afrique Centrale (OSFAC), 14, Sergent Moke - Q/ Socimat,
Concession Safricas - Ngaliema / Kinshasa, DRC
.
Sommaire
Le maintien et la gestion des stocks de carbone forestier peuvent contribuer de façon importante
aux efforts mondiaux d’atténuation des changements climatiques. Cependant, les pressions sur
les forêts sont toujours élevées, particulièrement dans les pays en développement riches en forêt.
La convention des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) souhaite palier à
cette situation par un mécanisme d’incitatives à des activités réduisant les émissions de dioxyde
de carbone et augmentant leur capture : soit le REDD+ pour Réduction des Émissions liées à la
Déforestation et à la Dégradation des forêts, où le + représente la conservation des stocks de
carbone forestier, la gestion durable des forêts et l’augmentation des stocks de carbone forestier.
Le REDD+ peut mener à des gains multiples, c.-à-d., gains pour le climat, les gens et
l’environnement. Par exemple, la réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts
peut être bénéfique pour la biodiversité, démontrant la capacité des écosystèmes forestiers à
pourvoir des services écosystémiques. Cependant, il faut éviter certains risques provenant du
REDD+. Par exemple, si des plantations d’espèces non-indigènes sont utilisées pour augmenter
les stocks de carbone, il peut en résulter un impact négatif sur la biodiversité indigène.
Plusieurs pays en voie de développement ont commencé à se préparer pour le REDD+, se fixant
des objectifs avec gains multiples. Tout en se préparant à ces gains multiples, les pays doivent
aussi identifier les options qu’elles préfèrent selon les priorités et les besoins spécifiques à leur
contexte. Des analyses spatiales du potentiel des gains et des risques multiples associés au
REDD+ peuvent aider à évaluer les impacts des activités REDD+ possibles et identifier les
options étant préférables. Nous présentons ici des résultats sélectionnés d’analyses spatiales
explorant les gains et les risques sur la biodiversité du REDD+, en République Démocratique du
Congo (RDC).