3-90
tenure foncière et droits sur les arbres spécifiques au district qui contraignent les choix des
planteurs (Garcia et al., 2010).
Figure 21. Densité des arbres dans les plantations
Les barreurs d’erreur (écart-type) traduisent l’importante variabilité entre les plantations. En raison de cette
variabilité, il n’y a pas de différences statistiquement significatives entre la densité dans les petites,
moyennes et grandes plantations. Les valeurs pour les forêts sacrées et le Brahmagiri Wildlife Sanctuary
(BWS) sont tirées de travaux antérieurs dans la même zone
(Garcia, 2003).
La richesse et la diversité du système de production sont aussi remarquables. Aux erreurs
d’identification près, nous avons identifié 272 espèces d’arbres de couverture, avec 30 espèces
en moyenne par exploitation. Cette estimation est conservative, notre échantillonnage n’étant pas
exhaustif. L’allure de la courbe d’accumulation d’espèces, obtenue après randomisation des
échantillons (Colwell et al., 1994) indique que sans totalement représenter la richesse du système
(la courbe ne plafonne pas), nous en avons une bonne représentation (Figure 22). Une analyse
fine de la richesse totale du système est possible grâce à des estimateurs (Magurran, 1988),
mais serait hors de propos ici. Cette richesse importante est due au fait que de nombreuses
espèces de la forêt sempervirente humide originelle ont été conservées lors de la conversion des
forêts en plantations (Nath et al., 2009).