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Les conséquences directes et indirectes, écologiques, économiques ou sociales de ces
diminutions et modifications des surfaces forestières sont nombreuses. Citons par exemple, la
perte de biomasse, la diminution des surfaces d’écosystèmes à biodiversité élevée, la perte de
production de PFNL, un appauvrissement floristique et faunique de la forêt, l’émission de gaz à
effet de serre, un accroissement de l’érosion des sols et un appauvrissement des sols, une
diminution de la régulation des débits et de la qualité des cours d’eau…
Options pour le futur
Les prochaines années seront critiques pour les ressources forestières du bassin du Congo. La
croissance démographique, l’immigration, le développement économique de la région et
l’accroissement des besoins en matières premières au niveau mondial vont inévitablement
accentuer la pression sur les ressources naturelles.
La mise en œuvre de plans cohérents d’affectation des terres et l’amélioration de la gouvernance
des ressources naturelles doivent constituer des priorités. Des réformes foncières, en passant
déjà par une clarification sur les régimes fonciers, sont également d’une criante nécessité.
La nouvelle tendance qu’est la rémunération des services environnementaux offerts par la forêt
est essentielle à mettre en œuvre de manière raisonnée si l’on veut pouvoir faire des choix
économiques et sociaux pour le maintien des forêts.
Des plantations d’eucalyptus ou d’acacia en réponse à la demande urbaine de bois énergie sont
des options intéressantes pour l’avenir. Par exemple, les plantations d’eucalyptus près de la ville
de Pointe-Noire en République du Congo et les plantations d’acacia des projets Mampu et Ibi
village en RDC sont des sources d’inspiration pour les dirigeants en Afrique centrale.
L’amélioration de la gestion durable des forêts exploitées est en route. De plus en plus
d’exploitants forestiers rédigent et appliquent des plans d’aménagement de leurs concessions. De
plus en plus de concessions sont certifiées « gestion durable ». Les États sont de plus en plus
conscients de l’intérêt du principe de la gestion durable et le transcrivent dans leurs textes de loi.