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Une définition de la concertation
À l’origine d’une démarche concertée, il y a un projet partagé (ex. la gestion intégrée d’une partie
d’un territoire forestier) qui implique :
•
une volonté de partenaires de coopérer à la réussite du projet,
•
une reconnaissance de l’apport original et créatif de chacun des partenaires,
•
une attention constante portée à la nature et à la qualité de la relation autant qu’à la
démarche de prise de décision pour atteindre les résultats anticipés à chacune des phases
de réalisation des enjeux du projet partagé.
Pour réaliser un projet partagé, la concertation est définie comme un processus dynamique de
coopération entre des partenaires qui suivent les phases d’une démarche rationnelle de
réalisation d’enjeux communs et de résolution de situations problématiques balisant leur projet
partagé en vue d’atteindre des résultats leur procurant un bénéfice mutuel « gagnant-gagnant »
(Deschênes, 2011, 2002a, 2002 b; Deschênes et coll., 1998). Le choix de la concertation repose
sur :
•
l’établissement progressif
d’une
relation de coopération
entre des partenaires; sans une
base minimale de coopération, les partenaires ne peuvent partager les informations et le
pouvoir nécessaires à trouver des solutions leur procurant un bénéfice mutuel (« gagnant-
gagnant").
•
la mise en commun d’idées ainsi qu’une prise de décision consensuelle tout au long des
phases d’un processus de réalisation d’enjeux communs
d’un projet partagé.
L’application de ces deux composantes d’une approche de concertation comporte, de la part de
chacun des partenaires, un apprentissage et une intégration dans l’action de changement de
connaissances, d’attitudes et de comportements liés à cette façon d’intervenir. Cette formation
par l’action n’est plus une activité isolée se déroulant en salle de cours qui se vit avant d’intégrer
les lieux de l’action de réalisation d’un projet partagé (Gildersleeve, 1999).
Les paramètres d’une relation de coopération
La relation de coopération, basée sur la poursuite d’enjeux communs, le partage du pouvoir de
l’intelligence et de l’information entre les partenaires et la reconnaissance des compétences
spécifiques de chacun, constitue le premier apprentissage que des partenaires font pour,
habituellement, transformer un climat d’affrontement en un climat de coopération, des adversaires
en partenaires. Elle favorise un dialogue qui est une pratique de démocratie directe, de
changement et de transformation des organisations. Le dialogue vise à redonner la parole aux
partenaires qui font partie d’un projet partagé ainsi qu’à explorer l’influence des valeurs et des
présupposés sur leurs pensées et leurs actions.