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Après diverses expériences de certification de sa gestion forestière, réalisées entre 2000 et 2003,
notamment avec le système de certification Néerlandais Keurhout, la CIB a pris la décision de
s’engager dans la certification FSC en 2004. Cet engagement s’est matérialisé par la réalisation
d’un audit initial en novembre 2004 et une mission d’étude de Greenpeace, la même année, dans
les concessions forestières de CIB (Greenpeace, 2005).
La certification forestière est un processus indépendant d’évaluation et de contrôle de la qualité
de la gestion des forêts sur la base de principes, critères et indicateurs préétablis et acceptés.
C’est un processus qui consiste en l’attribution d’un certificat émis par une tierce partie
indépendante attestant du lieu et de la qualité de la gestion de la forêt dont le bois destiné au
marché est issu. Elle naît d’un dialogue entre le producteur et l’acheteur et entre les deux un
vérificateur indépendant (Lescuyer G., 2006; Mbolo M., 2006 et Verbelen F., 2005). Elle vise à
attester que les forêts dont sont tirés les bois destinés au marché sont gérées de manière durable.
L’attestation se matérialise par l’apposition sur le produit fini d’un label reconnu comme une garantie
que le bois utilisé provient d’une forêt où sont respectés les principes de la gestion durable (Bigombe
Logo P. et Guedje N.M, 2008; Delvingt W. et Lescuyer G., 2007).
Créé en 1993 par les ONGs américaines de conservation de l’environnement, notamment Rainforest
Alliance, avec l’appui du Fonds Mondial pour la Nature (WWF), le FSC est considéré aujourd’hui
comme l’ancêtre des systèmes de certification forestière. Le FSC ou Forest Stewardship Council,
structure active dans le champ de la certification forestière, est une organisation non gouvernementale
internationale, à but non lucratif, qui réunit des personnes qui oeuvrent pour la promotion d’une
gestion responsable des forêts du monde. Sa mission est de promouvoir une gestion des forêts du
monde qui soit écologiquement appropriée, socialement profitable et économiquement viable.
L’aménagement responsable des forêts signifie que les forêts sont gérées d’une manière qui préserve
l’eau, le sol et la faune. Elle signifie également que les communautés, les peuples indigènes, les
travailleurs forestiers, les acteurs industriels et les propriétaires forestiers - toute personne affectée par
l’aménagement forestier - partagent la même vision de la gestion forestière; et que des personnes
peuvent continuer à travailler et à vivre dans la forêt, qui est leur source et leur milieu de vie. Le FSC a
mis en place des standards internationalement reconnus de bonne gestion forestière, basés sur dix
principes.
C’est dans ce cadre précis que s’inscrivent les exigences des principes 2 et 3 du FSC. Le principe 2
exige que, dans la dynamique d’une gestion forestière responsable,
« les droits à long terme
d’utilisation et d’accès à la terre et aux ressources forestières sont clairement définis, documentés et
légalement établis »
et le principe 3 quant à lui exige que
« les droits légaux et coutumiers des
peuples indigènes à la propriété, à l’exploitation et à la gestion de leurs terres, territoires et ressources
sont reconnus et respectés »
.
L’expérience pionnière réalisée par la CIB, dans le cadre de l’aménagement et de la certification de la
gestion de l’UFA Kabo, a établi un système de consultation et de participation des populations