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Forêts et humains : une communauté de destins
P o i n t s d e r e p è r e
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sans intervention humaine. Au Québec, dans le domaine de la forêt boréale
commerciale, ces espaces dénudés, réputés improductifs, constituent 7 % du
domaine forestier, couvrant plus de 1,6 million d’hectares. Les travaux menés
à l’UQAC ont démontré depuis la fin des années 1990 que sous condition
de certaines interventions humaines (scarification et plantation), on pouvait
établir des forêts denses sur ces territoires, ce qui correspond à la définition
de l’afforestation (boisement) aux termes du Protocole de Kyoto. Le projet
« Carbone boréal » a pour objectif de fournir, par une recherche scientifique
fondamentale, les connaissances nécessaires pour quantifier et prévoir l’évo-
lution des stocks dans l’avenir de manière à satisfaire aux exigences du marché
du carbone. Le projet prend aussi en considération les impacts environne-
mentaux, sociaux, économiques et éthiques liés à ces interventions de boi-
sement dans une perspective de cycle de vie. D’ailleurs, dans une logique de
recherche-action, les dispositifs expérimentaux de « Carbone boréal » sont
utilisés pour générer des crédits d’émissions qui sont offerts avec succès sur
le marché volontaire de la compensation carbonique. L’argent ainsi recueilli
sert intégralement à soutenir la recherche. En 2010, le projet a permis le déve-
loppement d’un programme court de deuxième cycle sur la gestion durable
du carbone forestier offert à distance pour le renforcement des capacités de
divers intervenants dans le domaine forestier qui désirent ajouter une compé-
tence carbone à leur gestion.
En 2011, le projet s’est vu adjoindre un volet tropical pour permettre
de travailler de manière similaire (projets de terrain, à base communautaire,
encadrés par une science rigoureuse et générant du financement sur le marché
volontaire du carbone) avec des communautés et des scientifiques de la
Francophonie en zone tropicale. L’auteur décrit les contraintes et opportu-
nités des marchés du carbone et du REDD+ et ouvre une perspective de
coopération pour améliorer le sort des communautés et l’éradication de la
pauvreté.
La dernière étude de cas est signée par Inza Koné du Centre suisse de
recherche en Côte d’Ivoire et ses collègues de l’Université d’Abidjan. Il traite
d’un projet d’éducation et de formation pour le renforcement des capacités
en Côte d’Ivoire.
La Forêt des Marais Tanoé-Ehy (FMTE), dans le sud-est de la Côte
d’Ivoire, représente le dernier refuge viable pour bon nombre de représen-
tants de la faune et de la flore originelle du sud-est de la Côte d’Ivoire. Elle
est l’un des derniers refuges pour les trois singes les plus menacés d’extinc-
tion en Afrique de l’Ouest
.
Malgré ses valeurs écologiques, scientifiques et
économiques, cette forêt est en proie à plusieurs menaces tant de la part des
populations riveraines que d’industriels nationaux et internationaux.