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«
La mise en valeur et la gestion durable des forêts d’une part, la mise en valeur et la
gestion durable des terres d’autre part sont deux faces d’une même médaille, deux
impératifs à conjuguer ensemble dans les politiques, stratégies et programmes d’action
si l’on veut réussir dans l’une et l’autre de ces entreprises. Ceci est encore plus vrai
dans les zones sèches ou arides du monde et tout particulièrement en Afrique,
continent le plus affecté et le plus vulnérable au phénomène de dégradation des terres
et de désertification. »
« La gestion, la conservation et la mise en valeur durable des forêts sèches sont
fondamentales, essentielles pour la lutte contre la désertification. »
Extrait du discours de Luc Gnacadja, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies
pour la lutte contre la désertification, prononcé dans le cadre de la dix-huitième session de la
commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique, Cotonou (République du Bénin)
le 16 janvier 2012.
C’est surtout la CDB qui a fait avancer la cause de la protection des forêts comme réservoir de
biodiversité, culminant avec la conférence de Nagoya en 2010. À cette occasion, les parties ont
convenu du Protocole de Nagoya et d’un plan d’action conjoint pour les trois conventions de Rio.
De plus, le prochain plan d’action décennal de la Convention comporte l’objectif de « réduire au
moins de moitié ou, lorsque possible, à près de zéro le taux de perte d’habitats naturels, y
compris les forêts ».
L’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré l’année 2011 « Année internationale des
forêts » dont les objectifs étaient à court terme :
•
sensibiliser le monde à la nécessité de conserver et protéger les forêts;
•
faire comprendre aux autorités et au public l’importance des ressources forestières;
•
identifier les facteurs qui menacent ces ressources et les signaler à l’attention;
•
mobiliser les populations et en particulier les jeunes pour des activités forestières pendant
l’année.
À long terme, les objectifs de l’Année internationale des forêts se déclinaient comme suit :
•
renforcer les engagements nationaux et internationaux destinés à sauvegarder la
capacité de production et de protection des forêts de tous les pays à l’appui des objectifs
sociaux économiques et écologiques nationaux;
•
engager davantage de ressources et de compétences pour combattre avec plus
d’énergie les facteurs qui menacent les forêts;
•
améliorer la planification et l’exécution des programmes forestiers et leur donner
durablement la place qui doit être la leur dans la planification économique nationale.