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Autriche, à promouvoir le bois dans la construction, a été une première étape. Au niveau
politique, le «
Rapport Bianco
» (Bianco, 1998) a constitué une base de réflexion encore
importante aujourd’hui, et même s’il a été suivi de beaucoup d’autres, il reste fondateur. En 2007,
le «
Grenelle de l’environnement
» a donné toute sa place au bois, que ce soit dans la
construction ou dans l’énergie. Les effets du «
Grenelle de l’environnement
» sur les volumes de
bois mis en œuvre dans la construction ont été perceptibles dès les premiers textes législatifs
appliqués. Pour la forêt et le bois en France, les mesures suivantes ont contribué à une
dynamique renforcée :
•
Dynamisation de la filière bois en protégeant la biodiversité forestière; produire plus de
bois (matériau et énergie renouvelable) et mieux valoriser les usages;
•
Valorisation privilégiée du bois local dans les projets de développement locaux et les
projets de territoire;
•
Renforcement de la certification forestière (PEFC et FSC); privilégier l’emploi de bois
certifié dans les constructions publiques, 100 % du bois acheté par l’État est certifié
depuis 2010;
•
Obligation de la certification des bois importés;
•
Promotion du bois éco-matériau dans la construction et dans un contexte européen;
•
Adaptation des normes de construction au matériau bois, là aussi dans un contexte
communautaire;
•
Mise en place d’un label de construction «
réalisé avec le bois
»;
•
Reconnaissance et valorisation des services environnementaux rendus par la forêt et le
bois;
•
Renforcement de la résilience des forêts aux changements climatiques.
Au-delà de ces éléments, si le bois (matériau de structure et d’isolation et source d’énergie)
retrouve un intérêt aujourd’hui, c’est aussi et avant tout, parce qu’il est une réponse efficiente à
l’envolée du coût des énergies fossiles qui pèse de manière considérable sur le budget des
Européens. L’actualité a mis l’accent en France sur les résultats attendus du «
Grenelle de
l’environnement
». En ce qui concerne les constructions neuves, les objectifs préconisés par
l’ONU dans le cadre du «
Facteur 4
» et ceux du
« Triple 20
» de l’Union Européenne (+ 20 %
d’énergie renouvelable, - 20 % d’émission de gaz à effet de serre, - 20 % de consommation
d’énergie) seraient bien transposés dans la loi française. Ils seraient atteints par étapes
successives : 2/3 des bâtiments neufs devraient être à Très Haute Performance Énergétique dès
2010 dont un tiers seraient des bâtiments à basse consommation (BBC) ou à énergie passive ou
à énergie positive. En 2012, la totalité des bâtiments nouvellement construits devrait respecter le
label BBC et en 2020, 100 % devraient être classés en immeubles à énergie passive ou positive.
Si on retrouve ici une partie des éléments décrits concernant le Vorarlberg, et affirmant que la
valorisation du bois doit jouer un rôle central dans la construction des sociétés de l’après-pétrole,
et dans l’émergence d’industries bio-sourcées, on reste là dans une démarche inversée. Elle est