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la période de conflit armé de 1996 à 2006 a réduit l’intérêt des GCUF à obtenir des revenus qui
étaient convoités par le mouvement Maoïste; politiques restrictives concernant la
commercialisation de bois en dehors des Districts; contraintes administratives et corruption lors
de transports à l’extérieur, volume de travail encore insuffisant pour garantir des emplois
réguliers; mais aussi encore un manque d’appréciation des communautés qu’une récolte plus
élevée n’aurait pas d’effets négatifs sur le potentiel future de production.
iii) Aspects économiques
(Bhattarai 2011)
•
Estimation préliminaire de valeur annuelle des produits forestiers obtenus par les GCUF :
505 M de NRs, équivalent à US $ 7.2 M (dont 71 % concerne le bois de feu, 17 % le bois
de construction, 10 % le fourrage herbacé et litière 1 %).
•
Estimation des bénéfices directs pour les foyers : pour 80 % dû aux produits forestiers
obtenus, 11 % à la réduction de temps de collecte, et 7 % en termes d’emplois générés.
•
Estimation des bénéfices directs annuels obtenus par les GCUF à la fin du projet : 7 fois
plus élevés que l’investissement annuel sur 20 ans.
•
Réparation des investissements sur 20 ans : 13 % par le Gouvernement, 16 % par la
DDC, 71 % par les GCUF (dont 7 % en espèces et 64 % en labeur).
•
60 GCUF ont développé des entreprises basées sur leurs produits forestiers; d’autres
entreprises se sont développées pour la transformation et la vente de divers produits
(résine, huiles essentielles, papier de
Daphne
, jus de fruits) (6).
•
Estimation actuelle de la contribution de la foresterie au PIB : 15 % (MOFSC non daté), la
FC ayant contribué à cette augmentation.
Le faible pourcentage de la valeur du fourrage et de la litière noté aujourd’hui est dû en partie aux
changements dans les systèmes agraires et au manque de main-d’œuvre mentionné sous ii) ci-
dessus, mais aussi, car la collecte de fourrage et de litière étant souvent gratuite, particulièrement
pour les familles défavorisées, la comptabilisation par les GCUF des volumes collectés n’est pas
systématique. La contribution économique aurait vraisemblablement été plus élevée si le conflit
armé n’avait pas été une contrainte majeure pendant des années. Le projet n’a pas d’estimation
de la contribution économique des produits forestiers non ligneux tels que de plantes
médicinales, de plantes à fibres, de résines, qui sont pourtant récoltées et pour lesquels le
marché national et d’exportation est très vigoureux. Plusieurs sources, dont Campbell (2012),
mentionnent que les contraintes administratives concernant la récolte, la transformation et le
transport de tels produits et qui ont persisté depuis le début du projet sont dues à la corruption
dans le fonctionnement des institutions étatiques. Bien que le projet ait appuyé le développement
de l’approche filière pour plusieurs de ces produits, des appuis plus intenses et spécialisés
auraient été nécessaires pour permettre le développement plus ample de ces filières et pour une
répartition plus équitable des bénéfices entre les maillons de la chaine dans la région et ceux
externes à la région qui continuent d’obtenir une part démesurément élevée des bénéfices.