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défavorisés contribuant de manière importante au développement du capital social et au succès
du projet.
Beaucoup de membres des GFUG, des ONG/OCB et le personnel du Service forestier ont
participé ensemble, pour renforcer la compréhension mutuelle et le développement d’approches
partagées, à une multitude de formations participatives (inclus sur la gestion sylvicole pour
différents produits forestiers, la transformation et commercialisation de produits non ligneux, la
promotion de la bonne gouvernance et l’équité sociale, les approches pro-pauvres).
iii) Le développement des GCUF
Le projet a défini dès le début des principes de base concernant son appui aux processus
d’identification et de formation des GCUF potentiels ainsi qu’à l’élaboration de leur constitution et
plan d’opération. Il était anticipé que la qualité de ces processus serait déterminante pour le bon
fonctionnement et le succès des GCUF, de la FC durable et équitable et pour la contribution au
dialogue politique. L’investissement majeur a été initialement dans l’appui à ces processus.
L’identification de tous les foyers qui ont traditionnellement utilisé une forêt est nécessaire, ainsi
que la priorité, pour chaque foyer, des produits qui en seraient désirés- et à l’interne d’un foyer
celle-ci varient souvent entre hommes et femmes. Les usagers n’ayant pas tous la même
capacité (dû par exemple aux différences de genre, de caste, d’ethnie) pour défendre leurs
intérêts, un appui est donné aux regroupements de foyers d’intérêts similaires et moins puissants
pour les mobiliser entre eux pour renforcer leurs capacités de négociation dans le GCUF en
formation. Les foyers avec plus de pouvoir et de ressources sont encouragés à comprendre
l’importance de l’équité pour le fonctionnement durable du CGUF et dans la répartition des
responsabilités, investissements et bénéfices.
La formation d’un GCUF nécessite qu’un accord consensuel soit trouvé lors d’une assemblée
constitutive entre les différents foyers/groupes d’intérêts concernant leur participation au GCUF,
la forêt concernée et ses délimitations. Le processus de formation est appuyé par des
facilitateurs, pour tenter de garantir le plus possible un accord consensuel sur base de
négociation entre intérêts divergents- les décisions par majorité doivent être évitées.
L’importance, pour le bien du groupe, de laisser à d’autres contextes d’éventuelles différences de
politique partisane est souligné par les facilitateurs.
La constitution du GCUF définit les modalités de participation, de fonctionnement et de prises de
décisions, avec un encouragement à une représentation équilibrée des différents groupes
d’intérêts au comité. Chaque foyer est répertorié comme un membre du GCUF.
Le plan opérationnel de gestion, négocié en assemblée générale avec l’appui du projet, définit la
répartition des responsabilités et droits (accès et usages) des foyers concernant la forêt, en
fonction des données collectées de manière participative sur celle-ci. Le Service forestier doit être
en principe présent pour en tout cas ces deux dernières étapes qui ont des conséquences