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Il est aussi apparu que l’éducation et la formation font à la fois partie des enjeux d’adaptation des
pratiques forestières et de gestion du territoire, et qu’elles constituent le meilleur outil de
renforcement des capacités à l’échelle locale. Il est particulièrement inquiétant de constater la
désaffection des états et des étudiants envers les écoles de foresterie à cet égard. Cependant, la
forêt ne peut pas être protégée et ses fonctions écosystémiques conservées sans une vision
large qui intègre les besoins des populations, au premier chef la nourriture. Paradoxalement, pour
conserver les forêts, il faut interpeller la recherche agronomique pour améliorer la productivité des
systèmes agricoles et agroforestiers de manière à réduire la pression des populations pauvres
sur les forêts.
La recherche forestière doit aussi intégrer les services environnementaux comme la
séquestration du carbone, la régulation des eaux ou le maintien de la biodiversité dans l’arsenal
de ses projets. Il s’agit de plus d’une occasion de développer des partenariats Nord-Sud et Sud-
Sud pour chercher des synergies.
L’économie verte dans le secteur des forêts ne peut prétendre à l’éradication de la pauvreté sans
intégrer la complexité, la gestion participative, la répartition équitable des bénéfices et l’approche
transversale orientée sur le long terme. Une gouvernance soucieuse de respecter les
responsabilités et les droits de chacun à tous les niveaux est indispensable pour que l’économie
verte soit efficace. Si elle n’est menée que par l’avidité et le court terme, l’économie ne sera
jamais verte.