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impliquées dans la mise en œuvre des politiques, ceci avec l’objectif d’inclure la société civile au
sens large notamment les populations locales.
La bonne gouvernance des ressources naturelles se réfère donc à la participation des
populations locales dans les décisions et la gestion des ressources naturelles qu’ils utilisent d’une
manière durable et en partenariat avec d’autres acteurs (gouvernement, secteur privé, ONG…).
Le type d’arrangement peut varier, mais doit être équitable, transparent et basé sur une
responsabilisation mutuelle, suivant les principes de bonne gouvernance. Une législation avec
des procédures claires et transparentes est nécessaire. Les institutions gérées localement
doivent être accompagnées par des lois appropriées, des droits de propriété, d’accès et d’usage
ainsi que les responsabilités de gestion et une participation orientée vers une planification et des
prises de décision clairement définies.
En réalité, il est possible d’exploiter les biens et services de façon durable uniquement si la
capacité de reproduction du système et du stock n’est pas en danger. Il faut donc pour ceci
reconnaitre la priorité du pôle écologique sur les pôles sociaux et économiques. En effet, assurer
l’existence d’une ressource renouvelable constitue la garantie qu’il sera possible de continuer à
obtenir les biens et les services maintenant et dans le futur. C’est seulement une fois que la
capacité de renouvellement des ressources est garantie par des régulations strictes que l’usage
qui est fait des prélèvements doit être conçu selon une pondération, selon les situations des trois
pôles de la durabilité (régulation des usages selon le principe de l’efficacité économique, de la
solidarité sociale et de la responsabilité écologique).
Le cadre institutionnel influencera sur le type de relations homme-nature à travers de multiples
droits et devoirs relatifs à l’accès, à l’usage et à l’exploitation des ressources naturelles. Le type
d’arrangement choisi va donc influencer sur la durabilité de la ressource.
En effet, l’absence de régulation des comportements des acteurs-utilisateurs à travers une
description des droits d’usage à travers des arrangements institutionnels (une politique publique
et/ou des droits définis dans un système de régulation), implique un risque de comportement
individualiste et stratégique qui peut amener à la surexploitation de la ressource voire à sa
disparition.
Il faut cependant faire la différence entre un bien commun et un bien public. Un bien commun
appartient à tous et à personne; chacun peut le consommer, le récolter et il y a donc absence
d’exclusion. Mais une fois qu’un individu s’en est emparé, il en prive les autres consommateurs
potentiels. En l’absence de mesures spécifiques telles que l’attribution de droits de propriété sur
ces ressources ou l’aménagement de condition de leur usage collectif, le risque lié aux
caractéristiques de ces biens est leur surexploitation et leur épuisement possible. Ces biens sont
qualifiés de « communs » en raison de leur diffusion collective et inclusive et non parce qu’ils sont
produits par une entité de statut public.