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Crédit photo : IRD – Bernard Moizo
Le reboisement de l’arganier est destiné à former les habitants à cette culture et à produire de l’huile d’argan. La zone bénéficie
du statut de Réserve de biosphère octroyé par l’UNESCO afin de protéger l’arganier, menacé par la désertification. Ici aux environs
d’Argana, au nord-est d’Agadir, dans la région du Souss.
durabilité des actions de LCD, et donner une chance à pénaliseraient les générations futures, pour satisfaire
tout le monde et à toutes les terres dégradées. les besoins premiers des populations rurales (sécurité
alimentaire, santé, etc.) et une vision à long terme pour
La lutte contre la désertification et la dégradation des terres des méthodes et pratiques respectueuses des équilibres
doit tenir compte du caractère multidimensionnel, mul- systémiques agro-socio-écologiques et de leur covia-
tiscalaire et multi-niveaux du phénomène, se référant à bilité dans un système Terre viable.
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des agro-socio-écosystèmes complexes et plus ou moins
intégrés dans des territoires et des systèmes, du local au • Compromis entre des actions intégrées au sens
global. Elle nécessite de prendre en compte plusieurs agro-socio-écologique qui peuvent être déployées sur
temporalités (court, moyen, long termes), spatialités (de de petits territoires et des actions partielles mais sur
la parcelle agricole, du bassin… à l’exploitation, au terroir de plus vastes territoires.
villageois, commune, canton, pays, région), niveaux de
décision (unité familiale, collectivité territoriale… État, • Compromis sociaux et environnementaux respectueux
convention internationale), d’action, et de gestion, que ce des richesses et équilibres existants ou antérieurs, pou -
soit pour la compréhension des mécanismes agro-socio- vant appréhender, voire infléchir, des seuils écolo-
écologiques de la dégradation des terres, pour l’action giques et socio-économiques de résilience, pouvant
elle-même ou pour sa gestion scientifique, technique, augmenter les capacités d’adaptation des populations.
administrative et politique. Enfin, notamment au regard des innovations technolo-
Le meilleur compromis est à rechercher et il dépendra giques et de l’ingéniosité de l’homme, il est possible de
forcément des spécificités du(es) territoire(s) dans lequel ne pas voir la désertification comme une fatalité, et de
l’action est menée : cesser de considérer qu’elle ne concerne que les popula-
tions des zones arides ! Par contre, il est tout aussi évident
• Compromis entre des objectifs à court terme, de prise que rien ne se fera significativement si la mobilisation
de conscience collective et d’actions rapides pour scientifique, politique et citoyenne n’est pas massive et
enrayer le processus de dégradation avant d’être durable.
confronté à des phénomènes d’irréversibilité qui
138 liaison énergie-francophonie
Le reboisement de l’arganier est destiné à former les habitants à cette culture et à produire de l’huile d’argan. La zone bénéficie
du statut de Réserve de biosphère octroyé par l’UNESCO afin de protéger l’arganier, menacé par la désertification. Ici aux environs
d’Argana, au nord-est d’Agadir, dans la région du Souss.
durabilité des actions de LCD, et donner une chance à pénaliseraient les générations futures, pour satisfaire
tout le monde et à toutes les terres dégradées. les besoins premiers des populations rurales (sécurité
alimentaire, santé, etc.) et une vision à long terme pour
La lutte contre la désertification et la dégradation des terres des méthodes et pratiques respectueuses des équilibres
doit tenir compte du caractère multidimensionnel, mul- systémiques agro-socio-écologiques et de leur covia-
tiscalaire et multi-niveaux du phénomène, se référant à bilité dans un système Terre viable.
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des agro-socio-écosystèmes complexes et plus ou moins
intégrés dans des territoires et des systèmes, du local au • Compromis entre des actions intégrées au sens
global. Elle nécessite de prendre en compte plusieurs agro-socio-écologique qui peuvent être déployées sur
temporalités (court, moyen, long termes), spatialités (de de petits territoires et des actions partielles mais sur
la parcelle agricole, du bassin… à l’exploitation, au terroir de plus vastes territoires.
villageois, commune, canton, pays, région), niveaux de
décision (unité familiale, collectivité territoriale… État, • Compromis sociaux et environnementaux respectueux
convention internationale), d’action, et de gestion, que ce des richesses et équilibres existants ou antérieurs, pou -
soit pour la compréhension des mécanismes agro-socio- vant appréhender, voire infléchir, des seuils écolo-
écologiques de la dégradation des terres, pour l’action giques et socio-économiques de résilience, pouvant
elle-même ou pour sa gestion scientifique, technique, augmenter les capacités d’adaptation des populations.
administrative et politique. Enfin, notamment au regard des innovations technolo-
Le meilleur compromis est à rechercher et il dépendra giques et de l’ingéniosité de l’homme, il est possible de
forcément des spécificités du(es) territoire(s) dans lequel ne pas voir la désertification comme une fatalité, et de
l’action est menée : cesser de considérer qu’elle ne concerne que les popula-
tions des zones arides ! Par contre, il est tout aussi évident
• Compromis entre des objectifs à court terme, de prise que rien ne se fera significativement si la mobilisation
de conscience collective et d’actions rapides pour scientifique, politique et citoyenne n’est pas massive et
enrayer le processus de dégradation avant d’être durable.
confronté à des phénomènes d’irréversibilité qui
138 liaison énergie-francophonie

