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Limitation de la déforestation via

des technologies alternatives





agnès riZZo

agnès rizzo est la la directrice et la coordinatrice des programmes internationaux de B iSS (Bolivia inti – Sud
Soleil). Géographe – urbaniste, et titulaire d’un de SS (diplome d’Études Supérieures Spécialisées) e xpertise
internationale et gestion de projet de développement. e lle s’est investie depuis plus de 17 ans sur les questions
de coopération internationale et de développement durable. elle a occupé plusieurs postes au sein d’oNG
internationales de développement et d’urgence, ainsi que dans des bureaux d’études spécialisées. impliquée
au sein de BiSS depuis 2014, elle agit en faveur de la promotion de la cuisson écologique et de la justice
climatique.




Cécilia riNaudo
en tant que directrice Générale adjointe de l’association la voûte nubienne (aVN), Cécilia rinaudo gère le
développement d’aVN, une organisation non gouvernementale dont l’objectif est d’améliorer les conditions
de vie des populations sahéliennes par la mise en œuvre d’une approche holistique de la problématique de
l’habitat (un toit, un métier, un marché) à travers un concept technique adapté, la voûte nubienne. aVN
permet l’accès des populations défavorisées à des bâtiments bioclimatiques durables et confortables et à
des emplois verts en afrique de l’ouest, par le renforcement des capacités et l’appropriation locale, afin de
créer un cercle vertueux de développement.
Parmi ses activités, elle est en charge de la stratégie générale de l’organisation, la recherche de financement
et le développement de partenariats, le plaidoyer et les relations publiques, ainsi que de l’accompagnement
des équipes locales dans la mise en œuvre de leurs activités. Cécilia a suivi une formation universitaire
internationale en France, au mexique et en Corée du Sud. elle possède 3 masters en marketing et relations internationales, Commerce
international et manager Humanitaire, et a travaillé pour différentes oNG en France, au mexique et en inde (Human rights Watch,
Libraries Without Borders, Pina Palmera, SeWa) avant de rejoindre aVN en 2013.




Le recul de l’arbre et de la forêt en Afrique tropicale sèche est le plus symbolique des
phénomènes de désertification qui affectent le s ahel depuis une bonne décennie. Chaque
année, ce sont des centaines de milliers d’hectares qui sont déboisés dans cette région.
Après l’arbre et la forêt, ce sont les sols qui disparaissent, emportés par les eaux et par
le vent ou submergés par des sables stériles, ayant comme conséquence un impact fort
sur la vie au sahel. Plusieurs causes sont à mettre en face de ce problème, dont l’utili-
sation de bois pour la consommation domestique et pour l’habitat.
Plus de 40 % de la population mondiale dépend pour cuisiner, sur des foyers traditionnels
appelés foyers trois pierres, de la biomasse : bois, charbon de bois, bouses séchées… Au
sahel, ce taux atteint 90 % en zone rurale. La coupe de bois, réalisée de manière non
maîtrisée, s’effectue en quantité supérieure au renouvellement naturel, la croissance
démographique aggravant cette pression sur des écosystèmes déjà fragiles.
L’habitat traditionnel est réalisé avec des murs de terre et des toitures de bois ou de
paille. Il a aujourd’hui une lourde empreinte écologique locale puisqu’il fait disparaître
agnes.rizzo@boliviainti.org les ressources ligneuses et exacerbe ainsi la désertification. Il a également une empreinte
cecilia.rinaudo@lavoutenubienne.org


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