Concertation francophone du 20 mai 2024 – L’action pour la biodiversité au menu d’une concertation francophone à Nairobi
Une cinquantaine de délégué-e-s francophones se sont réunis à l’occasion d’une concertation francophone, le 20 mai 2024, à Nairobi, en marge d’une session de négociations internationales sur la biodiversité (SBSTTA26 et SBI4 : 13 au 29 mai 2024). Cette concertation, organisée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à travers l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), a passé en revue les avancées de la première semaine de négociations et les sujets à l’ordre du jour, ainsi que les enjeux concernant les négociations débutant le 21 mai (SBI4) relatives à la mise en œuvre des engagements des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB).
Informé de la tenue de la concertation à Nairobi, le Groupe des Ambassadeurs Francophones (GAF) présents à Nairobi s’est mobilisé pour s’imprégner des enjeux du moment sur la biodiversité. La rencontre a permis également à tous les participants de discuter de la collaboration entre les négociateurs-trices francophones qui participent régulièrement aux négociations sur l’environnement à Nairobi et les diplomates francophones qui sont sur place.
À l’ouverture de la concertation, plusieurs personnalités ont pris la parole, notamment :
- S.E. M. Arnaud Suquet, Ambassadeur de France au Kenya et en Somalie (GAF)
- M. Ousseynou Kasse, Président du Groupe Afrique
- M. Hugo Schally, Conseiller de l’UE pour les négociations internationales sur l’environnement
- M. Olivier Rokundo, Chef d’unité, Peuples et Biodiversité,
- Mme Cécile Martin-Phipps, Directrice de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD).
Plusieurs autres diplomates étaient présent-e-s, notamment :
- Madame Machteld Cattrysse, Chargé d’Affaires à l’Ambassade de Belgique
- M. Clément Payeur, Représentant permanent adjoint de la France auprès de l’ONU
- Monsieur Mostafa Saad, Premier Conseiller à l’ambassade d’Égypte
Des discussions entre les participant-e-s et des conclusions pertinentes en faveur de la cause de la biodiversité ont pu être relevées, notamment :
- Les cadres de concertation francophones sont pertinents car ils permettent de dépasser les clivages dans les négociations pour faire avancer le processus de décision et l’action pour la biodiversité
- Le Rôle de l’OIF en matière de renforcement des capacités est salué par les participant-e-s qui souhaitent continuer en bénéficier, en préparation des négociations de la 16e Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (CdP16), prévue à Cali, en Colombie, du 21 octobre au 1er novembre 2024
- Les liens entre les diplomates et les négociateurs-trices peuvent être davantage renforcés à divers niveaux : accès à l’information, technique, protocolaire et logistique, etc.
- Les participants souhaitent qu’en amont des sessions de négociations, qui se déroulent à Nairobi, que des rencontres virtuelles soient organisées, afin d’imprégner les diplomates et les négociateurs des enjeux et partager les informations pertinentes (logistiques et protocolaires)
- Il a été souligné la nécessité de renforcer la coopération entre les États et Gouvernements francophones pour la mise en œuvre de leurs engagements en lien avec le Cadre mondial Kunming-Montréal pour la biodiversité
- Les Participants ont mentionné l’importance des questions émergentes pour lesquelles la science, la technique et la diplomatie vont jouer un rôle important pour leur vulgarisation et appropriation : santé et biodiversité, information de séquençage numérique, biologie synthétique, etc.
Informations : Dr. Issa Bado, Spécialiste de programme à l’IFDD, Négociations internationales environnement et développement durable : issa.bado@francophonie.org