Par Mr Imam ABDILLAH
Ambassadeur et Directeur générale de la Coopération internationale
Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale en charge de la Diaspora et de la Francophonie de l’Union des Comores
L’Union des Comores, assurant la présidence en exercice de l’Union Africaine a inscrit les questions liées à l’économie bleue et aux spécificités des États insulaires d’Afrique, au cœur de son mandat. C’est à ce titre que du 12 au 14 juin 2023, le pays a organisé une conférence ministérielle sur » l’économie bleue et l’action climatique en Afrique : les États Insulaires et côtiers à l’avant-garde ». Cette conférence ministérielle qui a vu la participation de 12 pays côtiers et insulaires d’Afrique, fût un rendez-vous de haut niveau qui a abordé des sujets d’une importance capitale.
L’économie bleue, définie dans l’agenda continentale 2063, comme étant la « nouvelle frontière de la renaissance de l’Afrique », est un véritable socle de développement pour l’Afrique. Surtout en cette phase de l’accélération de Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAF). Les États côtiers et insulaires ont des défis mais aussi des opportunités qui pourront être mises à contribution.
Des partenaires ont été mobilisés et ont répondu présents, notamment la Commission de l’Union Africaine, l’IUCN, la Commission Économique pour l’Afrique des Nations Unies, le PNUD et la Commission de l’océan Indien, pour impulser un processus à Moroni dont le plaidoyer sera porté dans tous les fora régionaux, continentaux et mondiaux, notamment au Sommet mondial sur le Climat à Nairobi, le Sommet sur le nouveau pacte financier à Paris, et à la 28e Conférence des Nations sur le changement climatique qui se tiendra cette année à Dubaï. A l’issue de cette conférence sur l’économie bleue et l’action climatique tenue à Moroni en juin, une déclaration a été adoptée.
L’économie bleue constitue un potentiel pour les Comores, un pays de seulement 2 236 km2 de surface terrestre, avec une démographie galopante et des besoins croissants de sa population. Les 160 000 km2 de notre surface maritime, dans une zone hautement stratégique, aux confluences des grands enjeux mondiaux, sont un atout majeur. En effet, le canal de Mozambique, sera l’une des zones où va se jouer l’essor économique mondiale.
Nous devons donc nous prémunir sur les plans des ressources humaines, du développement sectoriel, et du partenariat stratégique, tout en développant nos capacités à préserver cette richesse et à assurer la sécurité de nos espaces maritimes.