Appel à contributions – Revue africaine de droit de l’environnement (RADE) n°10/2026
Retour sur le droit à l’environnement en Afrique : entre reconnaissance et jouissance
L’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), membre du conseil scientifique de la Revue africaine de droit de l’environnement (RADE), relaie l’appel à contributions pour le numéro 10/2026, consacré au thème : « Retour sur le droit à l’environnement en Afrique : entre reconnaissance et jouissance ».
Ce numéro est coordonné sous l’égide de la Commission mondiale du droit de l’environnement de l’UICN, avec le soutien de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, de Natural Justice et de la Fondation Konrad Adenauer.
Un droit fondamental en pleine évolution
Depuis plusieurs décennies, le droit à un environnement sain s’impose progressivement comme un pilier des droits humains. L’Afrique y joue un rôle pionnier, notamment grâce à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981), dont l’article 24 affirme que « tous les peuples ont droit à un environnement satisfaisant et global, propice à leur développement » .
Cette reconnaissance régionale a inspiré de nombreuses constitutions africaines : plus de 35 États garantissaient explicitement ce droit en 2020, selon le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme et l’environnement .
Parallèlement, la communauté internationale a renforcé ce mouvement, notamment avec la résolution 76/300 (2022) de l’Assemblée générale des Nations Unies reconnaissant le « droit à un environnement propre, sain et durable » .
Reconnaissance vs. jouissance : un écart persistant
Malgré ces avancées, la mise en œuvre concrète du droit à l’environnement demeure inégale. L’appel souligne que sa jouissance effective est entravée par des défis structurels et institutionnels, tels que :
- des cadres de gouvernance insuffisants,
- la primauté persistante des impératifs économiques,
- la corruption et le manque de transparence,
- l’accès limité à la justice environnementale,
- les impacts croissants des changements climatiques
Pourtant, des progrès existent : jurisprudence audacieuse, mobilisation citoyenne, renforcement des institutions environnementales. Le numéro 10/2026 souhaite mettre en lumière ces dynamiques positives.
Thématiques attendues
Les propositions doivent explorer la transition entre reconnaissance juridique et jouissance effective du droit à l’environnement en Afrique. Les contributions peuvent porter sur :
- le rôle des pouvoirs publics (législatif, exécutif, judiciaire),
- les actions de la société civile et des défenseurs de l’environnement,
- les pratiques des communautés locales et autochtones,
- les responsabilités du secteur privé,
- l’apport des organisations régionales et internationales .
Les praticiens, magistrats, avocats, fonctionnaires, experts et universitaires sont vivement encouragés à soumettre des propositions.
Calendrier de soumission
- 30 avril 2026 : date limite d’envoi des propositions (1 à 2 pages) → à emilederlin@yahoo.fr → avec copies à savadogoy7@gmail.com, alimentasilue@gmail.com, marinabambara@gmail.com
- 30 mai 2026 : notification des propositions retenues
- 31 juillet 2026 : soumission des articles
- 15 septembre 2026 : retour des versions révisées
- 31 octobre 2026 : finalisation des contributions
- 15 décembre 2026 : parution du numéro 10/2026
Un symposium lié au thème pourra être organisé en présentiel ou en visioconférence.
Instructions éditoriales
Les articles (2 500 à 5 000 mots) doivent respecter les normes de présentation détaillées dans l’appel, notamment :
- texte en Times New Roman 12, interligne 1,5,
- notes de bas de page en Times New Roman 10,
- résumé en français et en anglais,
- structure hiérarchisée (1., 1.1., 1.1.1., etc.) .
Les auteurs conservent leurs droits intellectuels, tout en accordant à la RADE une licence exclusive de première publication.
Pour participer
Les chercheurs, praticiens et acteurs du développement durable sont invités à contribuer à ce numéro qui ambitionne de nourrir la réflexion et d’inspirer des actions concrètes pour renforcer l’effectivité du droit à l’environnement en Afrique.