Liaison Énergie-Francophonie – Économie bleue
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Sommaire
Numéro 112- 2019
Une opportunité de résilience et d’adaptation aux changements climatiques pour les petits États insulaires en développement.
Environ 80 % du commerce mondial se fait par les mers et les océans. Ce chiffre s’élève à 90 % pour un continent comme l’Afrique. Par ailleurs, en 2015, 60 % de la population mondiale, soit quelque 3,6 milliards d’humains, vivait le long d’une côte ou à moins de 60 km d’un littoral. Cette proportion sera de 75 % dans 30 ans selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’année 2018 a totalisé 1,4 milliard d’arrivées de touristes internationaux (+6 %).
Ces quelques chiffres indiquent à quel point les mers et les océans regorgent de ressources (alimentaires, énergétiques, minérales) et constituent de gigantesques enjeux de commerce, de transport ou de sécurité. Sans oublier le rôle majeur que leur attribue le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) dans l’absorption du CO2, contribuant ainsi à la régulation de la température mondiale.
Les enjeux ci-dessus ont motivé la communauté internationale à convoquer une première Conférence mondiale sur l’économie bleue durable, qui s’est tenue à Nairobi (Kenya) du 25 au 28 novembre 2018. Il en ressort par exemple que les petits États insulaires, du fait de leur insularité, sont particulièrement concernés, leurs économies étant majoritairement, voire totalement liées aux activités d’exploitation des mers et des océans, notamment les secteurs du tourisme, de l’aquaculture, de l’énergie, de la pêche, du commerce et du transport.
Consciente de cet enjeu, la Francophonie lui a consacré une résolution lors de son XVIe Sommet des chefs d’État et de gouvernement, tenu à Madagascar en novembre 2016, qui appelle « les États côtiers et les petits États insulaires en développement, en lien avec les besoins particuliers des États enclavés, à utiliser la planification de l’espace maritime, un processus intégré qui rassemble les différents usagers de la mer pour échanger des informations et prendre en commun des décisions organisant une utilisation durable des ressources marines ». Elle appelle également sa Secrétaire générale à développer des partenariats pour accompagner particulièrement cette catégorie de pays pour opérationnaliser le concept et contribuer ainsi et significativement à la mise en oeuvre de la Stratégie économique pour la Francophonie.
Le présent numéro se veut une contribution à l’opérationnalisation du concept d’économie bleue afin d’outiller les acteurs de l’espace francophone, notamment les petits États insulaires en développement, au cours des prochaines années, au sein des agenda internationaux qui ne manqueront pas de donner suite à la Conférence de Nairobi. Il esquisse, dès maintenant, des pistes concrètes de travail sur le terrain pour mieux valoriser le potentiel et l’expertise des acteurs francophones. Il souligne les talents et donne des conseils sur diverses opportunités.
Publié avec le soutien de la Principauté de Monaco.
Fiche technique
Numéro
112
Pages
84
Tirage
2400 exemplaires
Dépôt légal
Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives du Canada
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