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Fiche technique PRISME – Les matériaux de construction biosourcés – 2016

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Sommaire

Thématique : Avancées technologiques et prospectives – Fiche Nº 4

Le secteur de la construction est particulièrement concerné par la consommation d’énergie, les impacts sur le climat et l’épuisement de ressources difficilement renouvelables. Ainsi, le fonctionnement des bâtiments serait à l’origine, au niveau mondial, de 32% de la consommation d’énergie finale et de 19% des émissions de gaz à effet de serre. La phase de construction, en particulier la fabrication des matériaux, génère des émissions additionnelles. Ces problématiques sont particulièrement importantes dans les pays qui font face à une croissance démographique et à une urbanisation importante

Ainsi, le secteur de la construction consomme à lui seul plus de matières minérales (23 Gt en 2005) que toutes les autres industries (6 Gt) et la production d’énergie (12 Gt) réunies. C’est aussi le secteur dont les besoins croissent le plus rapidement : depuis un siècle, l’extraction des matériaux de construction a été multipliée par 34 alors que celle des énergies fossiles a été multipliée par 12.

Cette consommation a des conséquences environnementales, sociétales et économiques lourdes surtout si l’on tient compte de la transformation et du transport des matériaux requis.

La construction durable est donc confrontée à une opposition entre son pilier social – qui exige de construire plus – et son pilier environnemental – qui demande à limiter la production de matériaux. Deux démarches sont en mesure d’apporter des réponses: la première, l’économie circulaire, prône le réemploi des matériaux et le recours aux produits recyclés; la seconde, la bioéconomie, a pour objet de substituer de la biomasse aux ressources minérales.

Face à des exigences contradictoires – construire plus avec moins d’impacts environnementaux et socio-économiques, les matériaux de construction biosourcés sont en mesure d’apporter un ensemble de réponses tant directes (stockage du carbone, consommation d’énergie grise, « renouvelabilité » des matières premières) qu’indirectes (efficacité énergétique, confort, santé, etc.). Ils sont aussi des vecteurs de développement local, de création d’emplois et de limitation des transports. Ils doivent être considérés dans une approche globale des bâtiments et des territoires.

Fiche technique

Numéro

4

Pages

8

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