Retourner aux articles

L’IFDD soutient 4 nouveaux projets citoyens pour la mise en œuvre des ODD

Télécharger le billet au format PDF

L’OIF, à travers son organe subsidiaire l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), met en œuvre l’initiative Objectif 2030 qui déploie dans ses activités un mécanisme de mentorat en ligne de projets à impacts rapides. Le but est de soutenir des innovations citoyennes qui allient inclusion sociale, progrès économique et protection de la planète, créer des communautés de solutions autour d’elles, et permettre leur réplication dans d’autres contextes.

À cet effet, l’IFDD a lancé du 15 décembre 2019 au 15 janvier 2020 son 4e appel à projets pour la sélection d’initiatives concrètes
contribuant à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) dans les États et gouvernements membres de la Francophonie. L’appel avait pour but d’encourager les acteurs non étatiques à formuler des projets concrets à impacts rapides pour soutenir la mise en œuvre d’au moins un ODD dans un territoire francophone.

L’un des enjeux de la mise en œuvre des ODD est en effet de mobiliser les parties prenantes dans toute leur diversité, mais aussi de soutenir leur capacité d’innovation collective pour rendre tangible les progrès engrangés et transformer durablement nos modèles de développement de manière inclusive.

À la date de clôture de l’examen des projets, le 15 janvier 2019, mille sept cent soixante-dix-neuf (1779) projets avaient été reçus sur la plateforme numérique dédiée au processus. À l’issue du processus d’examen des projets soumis, cent trente (130) projets ont été pré-approuvés pour une description plus détaillée. Les porteurs de ces 130 projets éligibles ont été contactés afin d’obtenir des compléments d’information et de répondre aux suggestions d’amélioration proposées.

Des 130 projets pré-approuvés, 19 ont été complétés par les porteurs de projet et sont accessibles en ligne. De ces 19 projets en cours de recherche de financement sur la plateforme de l’initiative Objectif 2030, le comité de sélection de l’IFDD a retenu quatre (4) projets sur la base des critères d’éligibilité et de leur intérêt pour le déploiement de la composante «
Maîtrise des outils de gestion de l’environnement pour le développement
» du programme «
Environnement
» de l’IFDD.

L’IFDD a ainsi le plaisir d’apporter son soutien technique ou financier à quatre projets concrets en faveur de 5 671 bénéficiaires. Les quatre projets citoyens bénéficiant en 2020 d’un financement mixte auquel a majoritairement contribué l’IFDD sont les suivants
:

Récupération de la source Derejis et création d’espaces verts scolaires dans la communauté rurale de Roseaux (Haïti) est mis en œuvre par l’Union des Jeunes pour l’Avenir de Roseau/Cornillon. La source de Derejis dessert environ dix localités où vivent plus de 5000 habitants. Le problème d’accès à l’eau s’est aggravé cette dernière décennie avec le dessèchement accru de cette source causée par la faible infiltration des eaux et la perte progressive du couvert végétal de ses bassins versants. Le projet vise à freiner le tarissement de la source en favorisant l’infiltration grâce à la mise en place de structures biologiques (arbres fruitiers, plantes fourragères et sources d’énergie) sur les trois micro-bassins versants. Il envisage également de favoriser l’accès de la population à l’eau grâce à l’installation de rigoles, d’un réservoir de stockage et d’un abreuvoir, tout en impulsant la responsabilité environnementale de la population.

Valorisation des déchets organiques du manioc dans la commune de Zè (Bénin) est mis en œuvre par Afrique Espérance. Le gari (farine de manioc) et ses dérivés ont une importance socio-économique considérable au Bénin. Ils constituent l’un des principaux aliments de base des populations et contribuent à l’autosuffisance alimentaire dans le pays. Au sud du Bénin, on dénombre par centaines les femmes transformatrices du manioc qui s’associent en groupements. Cependant, l’utilisation traditionnelle du bois de chauffe pour assurer la garification n’est pas sans impacts sur la santé de ces femmes (exposition aux fumées causant maladies pulmonaires, cardiovasculaires et oculaires) et l’environnement (déforestation, diminution de la fertilité des sols, changements climatiques). Le projet vise à libérer 20 groupements de femmes de la dépendance au bois de chauffe par la mise en place d’une unité de production d’énergie propre, un biodigesteur qui fonctionnerait grâce aux déchets valorisables issus de la transformation du manioc (pelures) et des autres activités génératrices de revenus des groupements (élevage de volailles, production d’huile de palme…). Le projet permettrait ainsi de réduire la consommation du bois de chauffe (et donc les impacts en matière de santé et déforestation), tout en réduisant les coûts de production du gari. Il constituerait également un moyen de gestion durable des déchets organiques et offrirait une source alternative d’engrais organique grâce au digestat récupéré à l’issue du procédé de biométhanisation, réduisant au passage les charges financières liées à l’achat d’engrais minéraux.

Forêt comestible (Madagascar) est un projet conçu par l’association Green Art Soa à Madagascar, où les paysans font subir de nombreuses pressions sur l’écosystème (déforestation, feux de brousse, usage de produits chimiques…) dont ils subissent en retour les conséquences désastreuses (dégradation des sols, érosion, lavakisation, baisse drastique de la nappe phréatique…). Ce qui entraine de faibles performances de la production, et ainsi la pauvreté dans les zones rurales. Le projet a pour ambition de mettre en place une forêt alimentaire –
comestible – de 8 hectares à Ambohimangakely (près d’Antananarivo) en s’appuyant sur le développement de l’agroforesterie, pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, sauvegarder les espèces autochtones, préserver la biodiversité, et lutter contre le phénomène de lavakisation qui domine sur les hauts plateaux malgaches

Renforcement de la résilience des femmes de Olologue en Mauritanie est un projet conçu par l’ONG Assistance Communautaire et Développement en faveur des femmes de ce village de la commune de Wouro Birom. Elles sont regroupées au sein d’une coopérative dénommée Bamtaare Olologue, qui dispose d’un jardin maraicher de 5 ha, et pratiquent du maraîchage. L’objectif principal du projet est de contribuer à l’amélioration de la résilience des femmes de Olologue et de la viabilité de l’environnement tout en favorisant un accès à l’eau pour améliorer les rendements agricoles et en impulsant la responsabilité environnementale des populations. De façon spécifique, il s’agit de reboiser 7 à 10 hectares d’espaces dégradés en plantant des arbustes et des espèces fruitières et fourragères d’intérêt économique, de croissance rapide et difficile d’éradication, d’améliorer le système d’exhaure et d’nstaller un système de pompage solaire d’eau à partir du fleuve.

Avec ces 4 appels à projets de l’initiative Objectif 2030 organisés entre 2017 et 2020, l’IFDD aura soutenu 17 projets concrets en faveur de 36 529 bénéficiaires francophones.

Vous aussi, engagez-vous avec Objectif 2030. Vous avez le pouvoir d’en faire un levier de réussite pour des milliers de francophones !

Suivez et partagez les informations de l’initiative sur les réseaux sociaux :

Twitter

Facebook Youtube