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11 février: journée internationale des femmes et des filles de science

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Le 11 février est la journée internationale des femmes et des filles de science, créée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2015 (résolution A / RES / 70/212). L’occasion de promouvoir un accès et une participation pleine et équitable des femmes et des filles à la science.

Comme le rappelle l’Unesco, « les grands défis de l’Agenda 2030 pour le développement durable, qu’il s’agisse de la santé ou du changement climatique, demandent de former un maximum de talents. C’est pourquoi il est impératif d’augmenter le nombre de femmes actives dans les domaines scientifiques. La diversité dans la recherche élargit le bassin de chercheurs talentueux, apportant ainsi de nouvelles perspectives, du talent et de la créativité ».

Si l’on veut se donner une chance réelle d’atteindre les objectifs de développement durable d’ici 2030, on ne peut tout simplement pas se permettre de laisser de côté 50% de la population dans ses domaines aussi critiques que les sciences et la recherche. Les obstacles sont toutefois encore nombreux, et impliquent d’éliminer les stéréotypes de genre, notamment à travers l’éducation, des changements culturels, ou encore la promotion de modèles féminins dans les sphères scientifiques.

« Nous devons veiller non seulement à ce que les femmes et les filles participent aux domaines sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM), mais également à ce qu’elles aient les moyens de diriger et d’innover, et qu’elles soient soutenues par des politiques et cultures organisationnelles sur le lieu de travail qui garantissent leur sécurité, tiennent compte de leurs besoins en tant que parents et les incitent à progresser et à s’épanouir dans ces carrières. »

  • Mmes Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, et Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU-Femmes, message conjoint à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science 2021

Malheureusement, le rapport 2020 sur les objectifs de développement durable nous indique que les progrès vers une éducation de qualité ouverte à tous et équitable étaient encore trop lents. Plus de 200 millions d’enfants ne devraient toujours pas être scolarisés en 2030. Surtout, les fermetures scolaires liées à la pandémie de COVID-19 ont empêché 90% des élèves d’aller à l’école, anéantissant des années de progrès en matière d’éducation. D’autant que l’éducation à distance demeure hors de portée pour au moins 500 millions d’élèves à travers le monde. Sans parler des impacts socio-économiques des populations les plus vulnérables, qui pourraient avoir des incidences à plus long terme sur l’accès à l’éducation, en particulier pour les filles. Dès le primaire, les obstacles sont beaucoup plus nombreux pour les filles que pour les garçons.

Par ailleurs, même si plus de femmes occupent des postes de direction, l’égalité des sexes est loin d’être atteint. De surcroît, dans certains pays, les violences physiques, sexuelles ou psychologiques faites aux femmes ont augmenté de 30% suite aux mesures de confinement. Même si elles occupent 70% des emplois dans le domaine de la santé et des services sociaux, et qu’elles sont donc en premières lignes de la pandémie, la représentation des femmes dans les parlements nationaux et administrations locales, où se prennent les décisions de lutte à la pandémie, ne s’élève respectivement à 25% et 36%.

Pour sa part, en 2018, la Francophonie a adopté la Stratégie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles, qui place l’égalité entre les femmes et les hommes comme valeur de la Francophonie et condition du développement durable.

L’axe 2 de cette stratégie vise justement à « Assurer une éducation et une formation de qualité et libre de discrimination tout au long de la vie, et valoriser la participation des femmes à l’enseignement supérieur et à la recherche ». Pour ce faire, la Francophonie institutionnelle s’est notamment engagée à :

  • Développer et renforcer les initiatives qui visent la lutte contre les stéréotypes de genre dans le milieu éducatif et l’orientation professionnelle, et promouvoir l’accès des femmes et des filles, dès le plus jeune âge, aux domaines d’études émergents, nouveaux et non traditionnels, y compris ceux relatifs aux STIM.
  • Valoriser et faire connaître les travaux menés par les femmes en langue française, ou traduits en français, dans tous les domaines de recherche
  • Encourager et accompagner les initiatives renforçant les perspectives d’insertion professionnelle des étudiantes et l’entrepreneuriat des femmes pendant leur parcours universitaire.

À titre d’exemple, des efforts particuliers sont déployés par l’IFDD dans le cadre de ses formations et séminaires en ligne, notamment:

  • Privilégier le recours à des expertes ou des formatrices, et les mettre en valeur;
  • Encourager spécifiquement la participation des femmes, en en particulier, les jeunes, aux formations et séminaires en lignes, en nombre et en qualité;
  • Recourir, pour l’ensemble de ses activités, à une analyse de genre, afin d’identifier et tenir compte des enjeux spécifiques aux femmes;
  • De réaliser des formations exclusives aux femmes (ex.: formation de 200 négociatrices climat).

L’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité pour l’OIF et l’IFDD. La participation pleine et entière des femmes aux domaines scientifiques est une condition sine qua none pour l’atteinte du développement durable. Nous devons tous faire notre part. Et prendre le temps, en ce 11 février, pour se demander ce que nous pouvons faire encore mieux.