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Lancement officiel des activités du PDTIE à Kinshasa

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Du 27 au 28 septembre 2021, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable, organe subsidiaire de l’OIF, a organisé l’atelier de lancement officiel des activités du PDTIE pour soutenir les innovations environnementales dans le Bassin du Congo

L’Organisation internationale de la Francophonie, à travers son organe subsidiaire, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) et sa Représentation extérieure pour l’Afrique centrale (REPAC), en partenariat avec l’Université Kongo en République Démocratique du Congo (RDC), Eden Africa et Ingénieurs Sans Frontières au Cameroun, a organisé du 27 au 28 septembre 2021 à Kinshasa (RDC), sous format hybride, l’atelier de lancement des activités du Projet de déploiement des technologies et innovations environnementales pour le développement durable et la réduction de la pauvreté (PDTIE). L’objectif était de contribuer d’une part à une meilleure compréhension et appropriation du projet par les différentes parties prenantes actives dans le secteur de la recherche-innovation et, d’autre part, à valider de façon consensuelle les documents du projet produits lors de la phase de démarrage du projet.

La cérémonie officielle de lancement a connu la participation du sous-secrétaire général en charge du département des questions politiques et du développement humain de l’OEACP, du directeur a.i. de l’IFDD, du recteur de l’Université Kongo, du chef de la coopération de la Délégation de l’Union européenne en RDC, de la Secrétaire générale à l’industrie, et de la déléguée générale à la francophonie de la RDC et du directeur de cabinet de la Vice-Première Ministre, ministre de l’Environnement et du développement durable.

Une quarantaine de cadres et spécialistes de la recherche, de l’enseignement supérieur et du développement durable du Cameroun et de la RDC ont de plus participé à ces assises. Des représentants d’institutions partenaires, telles que l’Agence universitaire de la Francophonie et l’Union européenne, y ont également pris part. Organisé sous format hybride, cet atelier a été simultanément suivi par 1450 francophones sur Zoom et Facebook, y inclus les 20 organisations éligibles au soutien financier aux tiers.

Le recteur de l’Université Kongo, Monsieur Odilon GAMELA NGINDU a exhorté les acteurs scientifiques et les institutions de l’enseignement supérieur et universitaire à s’impliquer davantage pour l’émergence de la RDC et du Cameroun. «
L’accès au savoir contribue au développement économique et au bien-être de la population
», a-t-il dit avant d’insister sur le PDTIE qui offre une opportunité pour relancer la recherche environnementale dans le Bassin du Congo. Il a par ailleurs fait un plaidoyer pour que les États africains soutiennent davantage la recherche et que le financement de la recherche ne soit plus seulement l’apanage de subventions extérieures.

Pour le Dr Ibrahim NOBERT RICHARD, Sous-secrétaire général de l’OEACP le constat est le suivant
: conscient que les activités du projet ont démarré dans des conditions particulières dues à la pandémie de COVID-19, il s’est dit convaincu des adaptations nécessaires mises en œuvre pour mettre en œuvre le projet sans compromettre ses objectifs principaux et ses résultats attendus. Le Secrétariat de l’OEACP a d’ailleurs «
réitéré l’importance de veiller à ce que les bénéficiaires finaux des résultats de ce projet soient continuellement impliqués dans la phase de mise en œuvre, ce qui garantira que les impacts des projets soient visibles, reproductibles et durables à
la fin du financement de ce projet particulier

». Il a en outre fait savoir que les synergies dans l’écosystème sont nécessaires afin de favoriser une recherche utile.

Madame Simona MARI de la Commission européenne est, elle, revenue sur l’importance de soutenir la recherche inclusive avec un partenariat en chaîne. Elle a relevé que le PDTIE, un projet très ambitieux, a pour but de créer un environnement propice au transfert des technologies, au développement de nouvelles idées et de nouvelles approches au profit de tous, surtout les femmes et les jeunes. Elle a invité les parties prenantes à faire ressortir systématiquement des indicateurs agrégés par sexe et par âge dans les résultats obtenus. Par ailleurs, une bonne visibilité favoriserait la valorisation du travail réalisé.

Intervenant au nom de l’Ambassadeur de l’UE en RDC, Monsieur Laurent SILLANO, chef de la coopération de la délégation de l’UE en RDC, a mis en exergue le Pacte vert de l’Union européenne. En effet, «
le changement climatique et la dégradation de l’environnement constituent une menace existentielle pour l’Europe et pour le monde entier
». Pour relever ces défis, le Pacte vert transformera l’Europe en une économie compétitive et efficace dans l’utilisation rationnelle des ressources naturelles. Sur le plan extérieur, une alliance de tous et de toutes pour le bien commun est nécessaire. Le PDTIE rentre parfaitement dans le cadre du pacte vert de l’Union européenne avec «
une belle illustration de cette synergie entre plusieurs parties prenantes
» a t-il affirmé.

Madame Laure DUTAUR de l’Unité d’assistance technique du programme a présenté le programme de recherche et innovation de l’OEACP. Elle a en outre invité les acteurs de la recherche impliqués dans le PDTIE à s’enregistrer sur la plateforme InnovationXChange, un réseau social des acteurs de la recherche et de l’innovation qui facilitera la mise en relation et les synergies entre les acteurs de la recherche.

Le Directeur a.i. de l’IFDD, Monsieur Tounao KIRI, a quant à lui insisté sur la place de la recherche pour le développement https://transparentpharmacy.net durable. « La recherche scientifique et technique doit jouer un rôle clé dans l’imagination des nouvelles sociétés respectueuses de l’environnement et de la dignité humaine » a-t-il insisté avant d’adresser les remerciements de la Francophonie à l’ensemble des partenaires engagés dans la mise en œuvre du PDTIE et de se dire convaincu que les efforts et les contributions multiformes contribueront à faire de ce projet novateur une valeur ajoutée pour la recherche et l’innovation dans les pays du Bassin du Congo.

Représentant la Vice-Première Ministre, ministre de l’Environnement et développement durable, Madame Eve BAZAÏBA, son Directeur de Cabinet, Monsieur Yves KITUMBA, a fait savoir que le projet était une réponse forte aux difficultés économiques et sociales des populations. Il a salué l’engagement du projet en faveur des jeunes, des femmes et des petites et moyennes entreprises. Il a fait savoir que dans les 5 prochaines années, la RDC envisageait de faire bénéficier à 70% de la population congolaise, des formations de qualité à un coût accessible ; aussi bien pour les jeunes, les femmes, populations rurales et les populations urbaines. Le PDTIE était à ce titre un creuset d’échanges et de partage.

Au nom du Vice-Premier Ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe LUTUNDULA APALA PEN’APALA, la déléguée générale à la Francophonie, Néfertiti MUSHIYA TSHIBANDA, a procédé au lancement officiel des activités du projet de Déploiement des technologies et innovations environnementales pour le développement durable et la réduction de la pauvreté (PDTIE) en RDC et au Cameroun. Dans son allocution, elle a mis l’accent sur l’immense contribution des avancées technologiques pour le développement des nations et de l’humanité toute entière. Elle a également rappelé que le Bassin du Congo était le 2ème bassin mondial en ce qui concerne les
ressources naturelles, après celui de l’Amazonie. Ce projet représente donc à juste titre une opportunité d’enrichir la palette d’initiatives permettant de valoriser le riche potentiel de la région.

À l’issue de cette séance d’ouverture, les parties prenantes ont mené deux jours durant des travaux qui leur ont permis d’améliorer:

  • la structure de gouvernance institutionnelle et opérationnelle du projet
  • la définition du rôle et du mandat des organes de gouvernance
  • le contenu du manuel de procédures administratives et financières

Par ailleurs, les grandes tendances de l’étude de référence réalisée au Cameroun et en RDC ont été présentées. Les deux études nationales seront ensuite harmonisées et consolidées dans un rapport conjoint qui sera examiné lors de la revue annuelle du projet.

Cet atelier a été suivi de la réunion du jury de sélection des organisations bénéficiaires du soutien financier aux tiers.

Rappelons que le PDTIE a pour objectif de contribuer à créer un environnement de la recherche et de l’innovation inclusif et favorable au développement durable en RDC et au Cameroun. Il vise également à améliorer la recherche et l’innovation appliquées en RDC et au Cameroun, afin de favoriser le développement et l’application accrue de technologies respectueuses de l’environnement par les acteurs du changement.

Mis en œuvre
sur une période de 4 ans, de 2021 à 2025, le PDTIE a bénéficié d’un financement de 4,2 millions d’euros du Fonds ACP pour l’Innovation, Programme de Recherche et d’Innovation de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), un programme mis en œuvre par l’OEACP financé par l’Union européenne.

Pour en savoir plus sur cette Action de la Francophonie

Visionner la cérémonie d’ouverture de l’atelier

Les médias en parlent

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La prospérité