Page 79 - lef-105
P. 79
Érosion éolienne des sols, poussières et santé

Le cas des méningites en Afrique





Nadège martiNY

Nadège martiny est physicienne et spécialiste en télédétection passive. elle est maître de conférences au
laboratoire Biogéosciences de l’université de Bourgogne (dijon, France). Ses recherches portent sur l’analyse
de la variabilité climatique à l’échelle régionale en zones tropicales africaines et sur les impacts sociétaux
associés. depuis 2007, ses recherches se focalisent sur l’étude du lien entre climat, poussières désertiques
et santé humaine, notamment les épidémies de méningites et les infections respiratoires aigües : diagnostic
dans l’actuel et études de prévisibilité de l’aléa climatique pour les risques sanitaires via la combinaison de
produits de télédétection spatiale, de simulations régionales et de mesures in-situ.



Béatrice martiCoreNa
Béatrice marticoréna est directrice de recherche CNrS au LiSa (Laboratoire interuniversitaire des Systèmes
atmosphériques, Créteil, France). Son domaine de recherche est l’étude du cycle des aérosols désertiques,
c’est-à-dire leurs émissions par les processus d’érosion éolienne, leur transport dans l’atmosphère et leur
dépôt à la surface, pour l’évaluation de leurs impacts radiatif, biogéochimique et sanitaire. e lle l’aborde par
des approches combinant modélisation numérique et mesures in-situ. elle est en particulier responsable du
Service National d’observation iNdaaF qui documente à long terme la composition atmosphérique et les
flux de dépôts en afrique de l’ouest et Centrale.




ousmane NdiaYe
ousmane Ndiaye est le chef du département recherche et développement à la direction de la météorologie
de l’agence Nationale de l’aviation Civile et de la météorologie (aNaCim) au Sénégal. Ses recherches portent
sur l’utilisation des produits climatiques aux domaines d’application, notamment l’agriculture et la santé.
Son expertise est la prévision saisonnière et intra-saisonnière climatiques et ses applications. C’est dans ce
sens qu’il dirige un projet d’intégration de l’information climatique à l’agriculture avec les paysans de la
région de Kaffrine depuis 2011. Ce projet a permis de : comprendre le besoin réel en information climatique
(par genre), utiliser l’état de l’art de la prévision climatique pour y répondre, mettre en place un protocole
de travail inclusif et participatif et les mécanismes appropries de diffusion de l’information aux agriculteurs.
il est en train d’être mis à l’échelle au Sénégal et en afrique de l’ouest.

Hélène BroutiN
Hélène Broutin, Phd, est chercheure au CNrS/iNee au sein du laboratoire miVeGeC, au centre ird de
montpellier. depuis août 2014, elle est accueillie au sein du service de Parasitologie de la Faculté de m édecine,
à l’université Cheikh anta diop (uCad) au Sénégal. Sa discipline concerne l’écologie de la santé et en par-
ticulier les maladies à prévention vaccinale en afrique. Ses recherches se caractérisent par une approche
comparative et multidisciplinaire pour l’étude du lien entre maladies infectieuses, sociétés et environnement.
depuis plus d’une décennie, elle travaille sur les déterminants de la dynamique spatio-temporelle des ménin-
gites bactériennes en afrique, incluant les aérosols, ainsi que sur l’écologie des pathogènes responsables.






nadege.martiny@u-bourgogne.fr
marticorena@lisa.u-pec.fr
ousmane.ndiaye@anacim.sn
helene.broutin@ird.fr
Désertification et système terre, de la (re)connaissance à l’action 79
   74   75   76   77   78   79   80   81   82   83   84